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Jonathan Milan remporte la 8e étape du Tour de France 2025 à Laval, une victoire historique pour le sprinteur italien
Le peloton du Tour de France 2025 a offert samedi un spectacle de sprint palpitant lors de la 8e étape entre Saint-Méen-le-Grand et Laval, une étape plate très attendue par les spécialistes du genre. Avec une distance de 171,4 kilomètres, cette étape a été dominée par l’Italien Jonathan Milan, qui a décroché sa première victoire dans cette grande boucle après plusieurs participations et performances remarquables dans d’autres courses, notamment le Giro.
Alors que la course semblait vouloir se conclure dans un sprint massif classique, la dernière ligne droite en faux plat montant a mis en évidence la résistance et la puissance des meilleurs sprinteurs. Milan, âgé de 24 ans, s’est illustré en devançant Wout Van Aert, le Belge de la formation Jumbo-Visma, et Kaden Groves, l’Australien d’Alpecin. Le sprinteur italien, habituellement plus à l’aise dans les sprints rapides en ligne droite, a su s’adapter à ce final particulier pour décrocher sa première victoire d’étape dans le Tour de France.
Ce succès a également permis à Milan de prendre la tête du classement par points en portant le Maillot vert, tandis que le leader du général, Tadej Pogačar, a conservé sans difficulté son maillot jaune. La journée a été marquée par des difficultés mécaniques pour certains favoris, notamment Tim Merlier, contraint de changer de vélo à une dizaine de kilomètres de l’arrivée, qui n’a pu participer au sprint final.
Un contexte météorologique lourd mais favorable aux sprinteurs
Les coureurs ont affronté des températures atteignant 30 à 35°C dans un soleil éclatant, une chaleur qui a mis leur endurance à rude épreuve tout au long de l’étape. La bonne organisation des équipes, notamment celles de Lidl-Trek et Soudal Quick-Step, a permis de contrôler la course et d’orchestrer le sprint final dans de bonnes conditions, malgré la difficulté du dernier kilomètre, qui comportait un léger faux plat.
Le directeur de course Thierry Gouvenou a souligné l’aspect stratégique de cette étape en déclarant : « C’est un sprint long, qui demande de la résistance et beaucoup de force. Il faut être capable d’encaisser un effort soutenu jusqu’à la fin. »
Une étape marquée par la tactique et la bravoure
Au-delà du résultat, la course a vu des tentatives d’échappée, notamment deux coureurs de l’équipe TotalEnergies, Mattéo Vercher et Mathieu Burgaudeau, qui ont montré du panache en essayant de prendre l’initiative à 78 km de l’arrivée. Leur tentative, cependant, n’a duré que peu de temps, terminant à 9 km de l’arrivée. La physionomie de l’étape a ainsi souvent oscillé entre tactique et force brute, pour finalement se terminer dans un sprint de haut niveau.
Ce succès ouvre de nouvelles perspectives pour Milan, qui espère désormais briller lors des prochaines étapes et se positionner davantage dans le classement général et par points. Avec la chaleur accablante, la prudence reste de mise pour les coureurs, qui devront continuer à donner le meilleur d’eux-mêmes face à des routes de plus en plus exigeantes à travers la France.