Une surveillante de la prison d’Aix-Luynes est jugée ce vendredi 30 janvier à Aix-en-Provence pour des faits de corruption, notamment pour avoir tenté de fournir un téléphone portable à un détenu. Selon les informations des tribunaux, elle, âgée de 31 ans, avait été mise en examen le 18 décembre pour introduction d’objets illicites en détention et pour corruption, après avoir tenté de faire passer le téléphone en le plaçant dans un thermos de café. Le détenu destinataire est lui aussi poursuivi pour corruption active et recel en récidive, et plusieurs cartes de paiement et une carte nano-SIM avaient été découvertes dans sa cellule. Le tribunal d’Aix-en-Provence a décidé de le mettre en détention provisoire et la prévenue ne sera pas libre à l’audience du jour.

À Aix-en-Provence, une surveillante jugée pour corruption et tentative d’introduire un téléphone
Le procès sur ces faits est programmé pour ce vendredi et confirme que l’affaire remonte à la fin de l’année passée. La prévenue était en détention provisoire après une mise en examen le 18 décembre pour introduction d’objets illicites et corruption. Elle aurait tenté de faire passer le téléphone en le plaçant dans un thermos de café en direction d’un détenu bénéficiant d’un autre privilège, selon les éléments du dossier. Le détenu destinataire est lui aussi poursuivi pour corruption active et recel en récidive. L’audience a été décalée, après un renvoi, et l’affaire est suivie de près dans le cadre des procédures liées à des actes de contrebande en détention. Le 9 janvier dernier, une autre surveillante de la même prison et trois autres personnes ont été condamnées pour des faits de corruption, avec des peines de deux à trois ans de prison, liées à l’introduction, contre rémunération, de stupéfiants, de cigarettes et de parfums en détention. Le tribunal a décidé que la prévenue resterait en détention provisoire pendant l’audience du jour, et elle ne comparaîtra pas librement.

Contexte et suites judiciaires
Selon Le Parisien, la surveillante est interdite définitivement de toute activité en lien avec le milieu pénitentiaire, ce qui souligne les mesures disciplinaires liées à ce type de procédure. En parallèle, le détenu destinataire, bien que relaxé sur l’infraction de trafic, est condamné à un an de prison ferme pour avoir caché d’autres produits interdits dans sa cellule. Ces affaires s’inscrivent dans une série de contrôles accrus et de condamnations au sein de l’établissement d’Aix-Luynes, révélant les tensions autour de la sécurité et de la lutte contre la contrebande dans les prisons de la région.