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Tariq Ramadan condamné en Suisse: recours rejeté

by charles
Suisse

La justice suisse a rejeté le recours de Tariq Ramadan contre sa condamnation pour viol et contrainte sexuelle, prononcée par la Cour de justice genevoise, et transmis au Tribunal fédéral. Le verdict, qui résulte d’un dossier remontant à 2008, confirme une condamnation de trois ans de prison dont un an ferme et une indemnisation de 25 000 francs suisses au profit de la victime, soit environ 23 750 €. Le Tribunal fédéral a rappelé que la Cour genevoise s’était appuyée sur plusieurs témoignages, certificats, notes médicales et avis d’experts privés concordants. Ses avocats annoncent qu’ils contesteront la décision devant la Cour européenne des droits de l’homme, et la défense affirme que le dernier mot reviendra à la CEDH.

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Verdict du Tribunal fédéral sur Tariq Ramadan

Au Tribunal fédéral, Tariq Ramadan condamné et son recours rejeté

La décision publiée rappelle que le Tribunal fédéral « rejette le recours formé par Tariq Ramadan contre la condamnation pour viol et contrainte sexuelle prononcée par la Cour de justice genevoise », selon les termes de la communication officielle. Elle confirme que, après les faits survenus en 2008, la Cour genevoise est arrivée à la conclusion que l’islamologue s’était rendu coupable de viol et de contrainte sexuelle, et l’a condamné à trois ans de prison dont un an ferme, tout en ordonnant le versement d’un indemnité de 25 000 francs suisses à la victime.

Le Tribunal souligne que la décision genevoise s’appuyait sur plusieurs éléments concordants: des témoignages directs et indirects, des certificats, des notes médicales et des avis d’experts privés qui corroboraient les faits dénoncés par la plaignante. Le récit des faits, avec des passages décrits par la plaignante, a conduit à la condamnation, et le cadre procédural a été rappelé comme ayant respecté les droits de la défense jusqu’au prononcé de la sanction.

Selon les avocats de la plaignante, Véronique Fontana, François Zimeray et Robert Assaël, « Elle a mené ce combat dans la discrétion et sans haine, avec une dignité exceptionnelle ». Cette réplique reflète le point de vue des parties civiles sur le long parcours judiciaire.

Des témoignages et des pièces lourds dans le verdict

Dans le détail, les échanges et les témoignages évoés au fil du dossier ont apporté des éléments à charge, y compris des descriptions concordantes des faits et des éléments médicaux. Les déclarations indirectes et les échanges privés de messages ont été examinés par les autorités, qui ont jugé que ces pièces renforçaient la crédibilité du récit de la plaignante et des témoins, malgré des versions contradictoires initiales. Le cadre temporel et la chronologie des échanges ont aussi été passés au crible, comme le rappelle la décision du tribunal suisse.

Le débat public, tel qu’il s’est développé autour de ce dossier, a impliqué une dimension médiatique et politique particulière pour l’islamologue, mais la justice a insisté sur l’indépendance de l’instruction et de l’évaluation des preuves. À l’issue de la procédure genevoise, la condamnation a été accompagnée d’un recourt et d’un appel par la défense, qui a ensuite été rejeté par le Tribunal fédéral.

Réactions et suites juridiques

Du côté des parties civiles, les avocats ont exprimé leur satisfaction d’un message clair de la justice après une procédure longue, tout en rappelant que l’affaire resterait sensible pour les plaignantes. De son côté, la défense a annoncé qu’elle prenait acte de la décision mais qu’elle continuerait la procédure devant la Cour européenne des droits de l’homme: « La défense prend acte de la décision du Tribunal fédéral et la conteste. (…) Le dernier mot appartiendra désormais à la Cour européenne des droits de l’homme », ont-ils expliqué dans un communiqué. La plaignante « Brigitte » demeure protégée par ce pseudonyme, et le dossier souligne que la démarche décennale des plaintes déposées par des femmes en France a aussi alimenté le contexte de l’affaire.

Cette décision vient clôturer un chapitre important du droit pénal lié aux violences sexuelles en Suisse et rappelle que les mécanismes de recours existent pour les accusés comme pour les plaignants dans un cadre européen. La suite judiciaire dépendra des étapes éventuelles devant d’autres juridictions internationales, tandis que les parties s’attachent à faire reconnaître les faits et les droits des victimes.

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