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Le dossier A69 Tarn mise en examen a été rendu public ce jeudi par le parquet. Un directeur de travaux d’une filiale du concessionnaire de l’autoroute a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de paraître sur le chantier et interdiction de contacter les autres mis en examen et témoins, ainsi qu’une caution de 80 000 euros à verser, selon le procureur de la République de Toulouse, David Charmatz. L’enquête porte sur l’implication perçue d’officiels dans des actes décrits comme des « commandos » visant des opposants à l’autoroute. Le 1er septembre 2024, des hommes cagoulés avaient mis le feu à une voiture et aspergé « d’essence et de gaz lacrymogène » deux militants ayant tenté de les arrêter, avait décrit le procureur lors d’une conférence de presse en octobre. Ces violences s’inscrivent dans un été 2024 marqué par des tensions entre partisans et opposants du projet, au cœur d’un débat sur le désenclavement contre les enjeux climatiques. Dans ce dossier, « une première vague d’interpellations menée début octobre a déjà permis de mettre en examen 7 personnes impliquées dans l’exécution de ces méfaits, toutes placées sous contrôle judiciaire », précise le parquet.

À Tarn, mise en examen d’un directeur de travaux lié à l’A69
Le directeur de travaux est employé par une filiale de NGE, la maison-mère d’Atosca, le concessionnaire de l’autoroute. Il a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de paraître sur le chantier et interdiction de contacter les autres mis en examen et témoins, et il est tenu de verser une caution de 80 000 euros. Cette étape s’inscrit dans un contexte de tensions régionales entre partisans et opposants du projet, qui est perçu soit comme un outil de désenclavement, soit comme une infrastructure contestée à l’heure de la crise climatique.
Bilan judiciaire et déroulé des interpellations
Selon le parquet, une première vague d’interpellations menée début octobre a déjà permis de mettre en examen 7 personnes impliquées dans l’exécution des faits et toutes placées sous contrôle judiciaire. Le procureur de Toulouse, David Charmatz, a précisé que ces personnes faisaient l’objet de mesures préventives pendant que l’enquête se poursuit pour déterminer les éventuels donneurs d’ordres et les chaînes de commandement.
Contexte du projet A69 et tensions autour du chantier
Les événements s’inscrivent dans un été 2024 marqué par des tensions entre ceux qui voient l’A69 comme un outil de désenclavement pour le sud du Tarn et ceux qui considèrent le projet comme une infrastructure controversée à l’heure de la crise climatique. Le dossier évoque des gestes violents et soulève des questions sur les responsabilités et les enjeux sécuritaires autour d’un chantier sensible.