Accueil ActualitéTéhéran lourdement bombardé au 7e jour de la guerre US-Israël

Téhéran lourdement bombardé au 7e jour de la guerre US-Israël

par Sara
Iran, Israël, États-Unis, Koweït

Au septième jour du conflit impliquant les forces américaines et israéliennes, des frappes aériennes d’une intensité inédite ont frappé Téhéran et plusieurs villes iraniennes, relançant le spectre d’une escalade majeure. Selon des autorités et des images publiées en ligne, les bombardements Téhéran ont visé à la fois des infrastructures militaires et des zones civiles, provoquant d’énormes explosions et d’épais panaches de fumée sur la capitale.

Des frappes massives sur la capitale

De nombreuses explosions ont secoué des quartiers de Téhéran, touchant des sites liés à l’appareil militaire et politique ainsi que des zones résidentielles et la périphérie de l’université de Téhéran. Des journalistes sur place ont décrit des vagues d’attaques plus soutenues que lors des jours précédents, avec des avions de chasse dans le ciel et des secousses ressenties à grande distance.

Parmi les secteurs visés figuraient des installations proches de la rue Pasteur, où sont situées des institutions gouvernementales sensibles, ainsi que le siège de la présidence. Une académie militaire a également été frappée et un journaliste a rapporté des tirs alors qu’il était en transmission en direct à proximité du site.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a diffusé des images montrant des salles de classe détruites après l’impact d’un projectile dans la place Niloufar, soulignant que des établissements scolaires ont été touchés depuis le début des frappes.

Bilan humain et écoles touchées

Le bilan humain s’alourdit : les autorités de secours ont fait état d’au moins 1 332 morts depuis le déclenchement des attaques, tandis qu’un organisme international a signalé qu’au moins 181 des victimes sont des enfants. Plusieurs écoles ont été frappées, rappelant notamment l’attaque meurtrière à Minab qui avait coûté la vie à de nombreuses élèves et personnels.

Les frappes ont endommagé des immeubles résidentiels, des parkings et des stations-service, provoquant des scènes de chaos et des opérations de secours intensives. Les équipes d’intervention continuent de vérifier les sites touchés pour évaluer l’ampleur des destructions et la situation des civils piégés.

Attaques signalées hors de la capitale

Outre Téhéran, des frappes ont été rapportées dans plusieurs villes et régions du pays, notamment Shiraz, Qom, Ispahan et Kermanshah, zones où se concentrent plusieurs bases de missiles.

  • Shiraz (zone de Zibashahr) : au moins 20 morts et 30 blessés, selon des responsables locaux ; deux ambulanciers ont aussi été tués.
  • Poldokhtar (province de Lorestan) : six personnes blessées par une attaque sur des zones résidentielles.
  • Qom : les autorités militaires israéliennes ont ordonné l’évacuation forcée d’un secteur industriel, menaçant les habitants de risques immédiats en cas de non-départ.

Les forces israéliennes ont annoncé avoir détruit plusieurs lanceurs de missiles et « trois systèmes de défense avancés », tandis que l’armée américaine a indiqué avoir neutralisé des installations destinées à des frappes à longue portée.

Déclarations militaires et menace d’intensification

Les responsables militaires américains ont affirmé que des bombardiers furtifs B‑2 avaient largué de nombreuses munitions « pénétrantes » contre des lanceurs de missiles profondément enterrés en Iran. Le chef du commandement central américain a précisé que des cibles assimilables à un « Space Command » iranien avaient également été visées afin de réduire la capacité de nuisance.

Le secrétaire américain à la Défense a averti que les opérations allaient « s’intensifier de façon spectaculaire », évoquant davantage de vagues de bombardements et l’emploi accru de moyens aériens et de défense. Ces annonces font craindre une montée en puissance des raids dans les prochaines heures.

Incidents en mer et posture iranienne

Parallèlement, les autorités iraniennes ont déclaré avoir pris pour cible un pétrolier de propriété américaine au large du Koweït, le navire étant signalé en feu par la radio d’État. Téhéran a annoncé son intention d’élargir ses opérations militaires dans les jours à venir.

Des hauts responsables iraniens avaient également averti être prêts à contrer toute invasion terrestre américaine, qualifiant une telle opération de « catastrophe » pour Washington. La Maison‑Blanche a de son côté minimisé la probabilité d’un engagement au sol immédiat.

Réactions politiques et diplomatiques

Le président iranien Masoud Pezeshkian a appelé à orienter les efforts de médiation vers les États-Unis et Israël, rappelant l’attachement de son pays à une paix durable tout en réaffirmant sa détermination à défendre la souveraineté nationale. Ces propos ont été tenus dans un message publié sur les réseaux sociaux, où il a demandé que la médiation vise les instigateurs du conflit.

Alors que les frappes se poursuivent et que le nombre de victimes civiles augmente, la communauté internationale reste confrontée à la difficulté d’empêcher une escalade plus large. Sur le terrain, les habitants continuent de subir les conséquences directes des raids, tandis que les autorités évaluent l’ampleur des destructions et des pertes humaines.

source:https://www.aljazeera.com/news/2026/3/6/tehran-hit-by-heavy-bombing-on-day-seven-of-us-israel-war-on-iran

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