Accueil ActualitéTensions en Iran : Trump évoque la fin des tueries et surveille la situation

Tensions en Iran : Trump évoque la fin des tueries et surveille la situation

par Lea
France

Dans un contexte de tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran, Donald Trump a déclaré mercredi que les tueries recensées lors des manifestations avaient pris fin, après une répression violente des autorités. Il a dit s’appuyer sur des sources jugées très fiables de l’autre côté et a précisé que les exécutions prévues n’auraient finalement pas lieu. Le président américain a ajouté qu’il surveillerait la situation de près et n’écarte pas d’évaluer d’autres options selon l’évolution des faits. Cette assertion intervient alors que le mouvement de contestation demeure actif dans plusieurs villes et que des organisations de défense des droits humains dénoncent une répression soutenue.

Lors d’un déplacement à la Maison-Blanche, Trump a répété qu’il fallait observer la situation et que la suite dépendrait des développements. Du côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré que Téhéran restait ouvert au dialogue et à la diplomatie. En parallèle, des observateurs notent que les autorités multiplient les annonces publiques sur la sécurité et les mesures répressives, dans un contexte où le contrôle de l’information devient une priorité pour les pouvoirs en place.

Le président américain Donald Trump s’adresse à la presse à bord d’Air Force One
Trump à bord d’Air Force One lors d’un déplacement couvert par les médias

Par ailleurs, l’ONG Hengaw, basée en Norvège, a indiqué qu’une exécution d’un Iranien de 26 ans, Erfan Soltani, arrêté lors des manifestations, prévue mercredi, avait été reportée, mais que la vie du détenu demeure en danger. Les autorités n’ont pas confirmé de nouvelle date et les informations restent difficiles à recouper en raison des restrictions de communication. Cette incertitude survient alors que les défenseurs des droits humains appellent à des garanties pour les procès et les droits des détenus.

Le mouvement de contestation est l’un des plus importants depuis l’instauration de la République islamique en 1979. Les Gardiens de la Révolution ont averti qu’une riposte décisive serait opérée en cas d’attaque et que les actes hostiles ne resteraient pas sans réponse. Dans ce climat, les responsables militaires insistent sur la capacité du pays à se défendre tout en soulignant la nécessité de préserver la stabilité et l’ordre intérieur.

À la demande des États-Unis, le Conseil de sécurité des Nations unies prévoit de se réunir jeudi pour un briefing sur la situation en Iran, afin d’évaluer les risques pour la région et la sécurité internationale. Les discussions portent sur les implications humanitaires et sur les appels à la retenue, alors que les tensions restent élevées et que les civils payent le prix de la crise politique et sociale.

À Téhéran, le pouvoir judiciaire a promis des procès rapides et publics des manifestants arrêtés, tout en insistant sur le fait que toute personne présente dans les rues depuis le 8 janvier est considérée comme suspecte par les autorités. Les autorités ne publient pas de bilan officiel complet et l’identification des victimes demeure en cours, selon des responsables gouvernementaux. Cette opacité alimente les inquiétudes tant à l’intérieur qu’à l’international.

Internet restait coupez pour le septième jour consécutif, entravant l’accès à l’information et compliquant l’identification des victimes et le témoignage des familles. Des responsables étrangers appellent à une fin rapide des coupures et à la restauration des communications afin de permettre une couverture fiable des événements et des droits des citoyens. Face à cette situation, les observateurs redoutent une escalade et des violences supplémentaires.

Selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), au moins 3 428 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement le 28 décembre. L’organisation précise que ce chiffre constitue un minimum et rappelle qu’il y a aussi plus de 10 000 arrestations. Les estimations restent difficiles à vérifier en raison des restrictions et du contrôle accru des informations par les autorités.

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