Accueil ActualitéTentative de cambriolage à Albi : trois hommes jugés et expulsés

Tentative de cambriolage à Albi : trois hommes jugés et expulsés

par Lea
France

Une tentative de cambriolage survenue à Albi, en fin de décembre, a conduit trois hommes à répondre de leurs actes devant la justice ce vendredi 2 janvier. Âgés de 22 à 41 ans, ils étaient impliqués dans les faits qui se sont déroulés en plein jour dans le quartier de Lapanouse, à proximité de la clinique Claude-Bernard. Vers 14 heures, les policiers du commissariat d’Albi ont été alertés d’une effraction en cours dans la maison secondaire d’un résident des Yvelines et sont rapidement intervenus. À leur arrivée, ils ont constaté que la porte d’entrée et la baie vitrée avaient été fracturées. À l’intérieur, deux hommes, Tazghat B., 30 ans, et Maamar M., 41 ans, tous deux Algériens sans domicile fixe et en situation irrégulière, se trouvaient encore sur place. Ils ont expliqué qu’ils n’étaient pas là pour voler et qu’ils avaient trouvé l’endroit pour passer la nuit.

À lire aussi : Deux cambrioleurs interpellés en flagrant délit, leur complice présumé se rend lui-même au commissariat pour signaler leur disparition.

Ces déclarations semblaient en décalage avec leur comportement lors de l’intervention. À la vue des policiers, les deux hommes ont tenté de fuir en jetant à distance plusieurs bijoux en or qu’ils venaient de dérober. Ils ont été immédiatement interpellés et placés en garde à vue.

Le complice se présente de lui-même au commissariat

Les images de vidéosurveillance – la maison étant équipée d’un système d’alarme complet – ont permis d’établir que les deux suspects n’avaient pas agi seuls. Un troisième homme apparaissait sur les enregistrements, laissant supposer qu’il avait pris la fuite avant l’intervention des forces de l’ordre.

Les cambrioleurs ont rapidement été interpellés par la police.
Les cambrioleurs ont rapidement été interpellés par la police.

Contre toute attente, ce dernier, Mohamed A., 22 ans, cousin de Tazghat B. et assigné à résidence, s’était présenté au commissariat le lendemain des faits. Il affirmait être inquiet de ne pas voir revenir l’un de ses amis, qui s’avérait être l’un des cambrioleurs interpellés. Reconnu par l’agent d’accueil, il avait été immédiatement placé en garde à vue. Interrogé à son tour, ce jeune homme d’origine algérienne et sans domicile connu a nié toute présence dans la maison, sans que les images ne permettent de l’identifier formellement à l’intérieur du logement.

Relaxe et prison ferme

Pour ces faits, passibles de dix ans d’emprisonnement en raison des circonstances aggravantes prévues par la loi, la procureure de la République, Lucile Clinet, a revu ses réquisitions à la baisse compte tenu de l’absence d’antécédents judiciaires des trois prévenus. Elle avait néanmoins requis un an de prison ferme avec maintien en détention pour chacun d’eux.

Assistés par Mes Natter et Vialaret, qui ont demandé une requalification des faits en « tentative de vol » et la relaxe pour le prévenu non interpellé sur place, les trois comparses ont finalement écopé de peines différentes. Les deux plus âgés ont été condamnés à huit mois de prison ferme, tandis que le plus jeune a été relaxé.

À l’issue de leur peine, les cambrioleurs reconnus coupables devront quitter la France et ne plus y revenir durant cinq ans. Ils devront indemniser la victime à hauteur de 1 000 €.

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