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Thierry Ardisson, une figure emblématique de la télévision française, a marqué toute une génération avec ses émissions emblématiques. Décédé le 14 juillet dernier, il a laissé derrière lui un héritage riche, tant par ses interviews sans filtre que par sa manière de traiter des sujets délicats comme la sexualité.
Thierry Ardisson partage son expérience homosexuelle
L’animateur a récemment évoqué ses expériences passées, notamment son incursion dans l’homosexualité durant sa jeunesse. Il a confessé : _ »Le mec m’a raté. C’est-à-dire que ça ne m’a pas plu du tout. Ça m’a fait mal, ça ne m’a pas plu. C’est toujours pareil quand tu mets les doigts dans la prise et que tu prends le courant, tu ne recommences pas. »_ Ces mots témoignent de l’honnêteté et de la franchise qui ont toujours caractérisé ses interventions.
Ardisson a aussi admis : _ »Je n’étais sans doute pas très doué pour l’homosexualité. Mais j’ai essayé, j’ai tout essayé. »_ Il n’a pas hésité à mentionner le nom de l’homme avec qui il a partagé cette expérience, Didier Grumbach, un personnage bien connu dans le milieu de la mode.
Une période de libération sexuelle
Dans un documentaire diffusé le 16 juillet sur TF1, Thierry Ardisson a discuté d’une époque qu’il considère comme une « période de libération sexuelle exceptionnelle ». Il a expliqué : _ »J’avais fait 68, qui a été une période de libération sexuelle exceptionnelle. Des communautés sont nées, on faisait l’amour à plusieurs… Donc, pour moi, ce n’était pas un péché de parler de sexe »._
Cette époque, marquée par des changements socioculturels profonds, a permis à Ardisson d’explorer des facettes de la sexualité qui étaient souvent considérées comme taboues.
Des propos qui ont fait polémique
Thierry Ardisson n’a jamais eu peur de poser des questions provocatrices. Par exemple, il a demandé à Jeanne Mas : _ »Vous êtes plutôt clitoridienne ou vaginale ? »_ Il défendait son style en disant : _ »1968 et le mouvement punk… J’étais comme une grenade dégoupillée »._
Il a également interpellé l’ancien premier ministre Michel Rocard sur des sujets sensibles : _ »Embrasser, c’est tromper ? Sucer, c’est tromper ? »_. Ardisson a reconnu que ces commentaires pouvaient choquer et a noté : _ »C’était l’époque. Il n’y a rien de pire que de juger le passé avec les yeux du présent : ça s’appelle un anachronisme »._
Une prise de conscience sur l’évolution des mentalités
Il a également pris du recul sur ses interventions passées, admettant que certains de ses propos ne seraient plus acceptables aujourd’hui : _ »Aujourd’hui, on ne pourra plus refaire ce type d’interviews et j’en suis parfaitement conscient. Je comprends très bien qu’il y a des choses qu’on ne peut plus dire parce que cela fait du mal aux gens. C’est un argument qui me touche. »_ Cette réflexion montre une évolution dans sa manière de percevoir les enjeux sociétaux actuels.