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Trois anciens étudiants du lycée Thiers de Marseille ont comparu vendredi devant le tribunal correctionnel. L’un d’eux est accusé d’avoir mangé une souris vivante, tandis que les deux autres ont filmé et diffusé la scène sur les réseaux sociaux. Le parquet a requis des travaux d’intérêt général.
Une affaire choquante qui fait réagir
C’est une affaire qui a profondément choqué les associations de protection animale et suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. En septembre 2023, lors d’une soirée étudiante sur les plages du Prado à Marseille, Lucas, alors âgé de 19 ans, a mâché une souris vivante, la tuant dans sa bouche. Cet acte, filmé par Cédric, un camarade de classe préparatoire, a été diffusé sur Instagram par un autre étudiant, Léo, provoquant un tollé général.

Les témoignages des prévenus
Ce vendredi 13 décembre, les trois jeunes, désormais âgés de 20 ans et tous en école d’ingénieur, ont comparu devant une salle d’audience comble. À la barre, Lucas s’est défendu en évoquant une soirée très alcoolisée : « Je ne me souviens de rien », a-t-il répété à voix basse, visiblement intimidé par la gravité de l’affaire. Les analyses médicales ont révélé un taux d’alcoolémie de 1,7 gramme dans son sang.
Des regrets, mais une exposition médiatique difficile
Interrogé par la présidente du tribunal sur la sensation d’avoir un animal vivant dans la bouche, Lucas a nié tout souvenir précis, même après avoir subi des tests à l’hôpital par crainte d’une morsure. Cédric, qui a filmé la scène, a également exprimé des regrets, mais a dénoncé l’exposition médiatique de l’affaire, notamment « le harcèlement sur les réseaux sociaux, les articles dans les médias ».
Pour la procureure, les excuses ne suffisent pas : « Vous avez voulu faire le buzz, et bien vous l’avez eu. » Elle a requis des travaux d’intérêt général pour les trois prévenus, soulignant la gravité des faits pour des adultes majeurs, dont l’un aspire à travailler dans le secteur nucléaire ou à devenir contrôleur aérien.
La réaction des associations de protection animale
Treize associations de défense animale, parmi lesquelles 30 Millions d’Amis, la SPA et Action Protection Animale, se sont constituées parties civiles. Maryse Bierna, avocate de l’association Action Protection Animale, a exprimé sa déception face aux réquisitions : « J’espérais au moins une peine de prison avec sursis. »
Attente du verdict
Le tribunal correctionnel de Marseille a annoncé que le jugement sera rendu le 10 janvier 2025.