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Trump lance ultimatum de 48h sur le détroit d'Hormuz et menace l'Iran

Trump lance ultimatum de 48h sur le détroit d’Hormuz et menace l’Iran

Par Sara 3 min de lecture 1 source États-Unis, Iran, Israël

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Le président américain Donald Trump a lancé samedi un ultimatum: si le détroit d’Hormuz n’est pas « entièrement ouvert, sans menace », dans les 48 heures, les États-Unis frapperont et « anéantiront » plusieurs centrales électriques iraniennes, en commençant par « la plus grande ». L’annonce, publiée depuis sa plateforme de réseau social tard dans la soirée, marque une nette intensification au quatrième week‑end de l’offensive conjointe menée par les États‑Unis et Israël contre l’Iran.

Ultimatum de 48 heures

Dans son message, Trump a précisé l’échéance temporelle et la cible générale de la riposte, sans identifier la centrale qu’il considérait comme « la plus grande ». Il était installé en Floride pour le week‑end au moment de la publication. Cette déclaration s’inscrit dans un climat de grande tension entre Washington et Téhéran, alors que le président affirme vouloir imposer la liberté de navigation dans le passage stratégique.

La veille, il avait toutefois évoqué la possibilité d’un « ralentissement » des opérations militaires, assurant que les objectifs militaires se rapprochaient d’un accomplissement. Néanmoins, l’ultimatum et la menace contre des infrastructures civiles constituent une montée en intensité des pressions exercées sur l’Iran.

Réponse et menaces iraniennes

Le commandement militaire iranien a immédiatement répliqué qu’en cas d’attaque contre les infrastructures énergétiques du pays, il riposterait en ciblant les installations énergétiques appartenant aux États‑Unis dans la région. De son côté, Téhéran a réaffirmé la promesse de garder le détroit fermé aux « navires ennemis », tout en indiquant que certaines demandes de passage sécurisés avaient été examinées.

Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, avait indiqué la semaine précédente avoir été contacté par plusieurs pays souhaitant assurer la sécurité du transit de leurs navires, tout en précisant que la décision finale relevait des autorités militaires.

Un passage maritime stratégique

Le détroit d’Hormuz est un point de passage crucial: en temps de paix, près d’un cinquième du pétrole et du gaz mondial transite par ce couloir. Depuis le début du conflit, le trafic maritime a été quasiment paralysé, provoquant une flambée des prix du pétrole et une forte volatilité sur les marchés financiers.

Ces perturbations accroissent les risques économiques globaux et font peser une pression supplémentaire sur les gouvernements et les compagnies maritimes qui cherchent des itinéraires alternatifs.

Actions militaires et évaluations

Selon le chef du commandement central américain, l’aptitude de l’Iran à attaquer des navires dans le détroit a été « dégradée » après un raid mené plus tôt dans la semaine. Des avions‑chasse américains auraient largué de puissantes munitions sur une installation côtière souterraine iranienne utilisée pour stocker des missiles de croisière antinavires et des lanceurs mobiles.

Le responsable a précisé que l’attaque avait également détruit des sites de soutien au renseignement et des relais radar de missiles servant à surveiller les mouvements maritimes. Pourtant, depuis Washington, un correspondant de la région a noté un décalage apparent entre les attentes affichées par la Maison‑Blanche pour le détroit et l’évaluation de ce qui a été effectivement accompli par les forces armées.

Conséquences et incertitudes

La menace d’une offensive contre des infrastructures civiles iraniennes alimente les craintes d’une nouvelle escalade militaire dans la région et soulève des questions sur les conséquences humanitaires et environnementales d’attaques ciblant des installations énergétiques. Par ailleurs, la fermeture prolongée du détroit intensifie les pressions économiques internationales.

Dans ce contexte volatil, les acteurs maritimes, énergétiques et diplomatiques surveillent de près l’évolution de la situation dans les prochaines 48 heures, alors que l’ultimatum de Washington expire.

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