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Après l’intervention militaire au Venezuela, les propos de Donald Trump sur le Groenland continuent d’alimenter les tensions diplomatiques. Le président américain a réaffirmé son intérêt pour le territoire danois, évoquant une menace à la sécurité et une éventuelle action à venir. Dans le même temps, les responsables danois et groenlandais insistent sur le fait que le Groenland n’est pas à vendre et que tout dialogue se fera dans le respect du droit international.
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Trump relance l’idée d’un Groenland américain après le Venezuela
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Trump a réitéré dans une interview et lors d’un échange avec des journalistes son appel à considérer le Groenland comme une priorité stratégique. « Nous avons absolument besoin du Groenland. Nous en avons besoin pour notre défense. » Il a ensuite déclaré: « Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… Parlons du Groenland dans 20 jours. »
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La conversation publique s’est aussi appuyée sur les échanges avec la cheffe du gouvernement danoise et la réaction du Danemark et du Groenland. Le Danemark a rappelé que le Groenland est un territoire autonome et que les États-Unis n’ont pas le droit de l’annexer, tandis que la Première ministre Mette Frederiksen a écrit: « Je demande instamment aux États-Unis de mettre fin à leurs menaces contre un allié historique et contre un territoire et un peuple qui ont clairement fait savoir qu’ils n’étaient pas à vendre. »
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Plus tard, Trump a doublé son propos en parlant à la presse à bord de l’Air Force One, déclarant: « Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper. »
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Réactions du Danemark et du Groenland et position de l’OTAN
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La Première ministre danoise Mette Frederiksen a dénoncé ces propos et a rappelé que le Royaume du Danemark, qui inclut le Groenland, est membre de l’OTAN et bénéficie d’une sécurité collective. « Je demande instamment aux États-Unis de mettre fin à leurs menaces contre un allié historique et contre un territoire et un peuple qui ont clairement fait savoir qu’ils n’étaient pas à vendre », a-t-elle déclaré dans un communiqué.
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Jens-Frederik Nielsen, porte-parole groenlandais, a réagi sur Facebook en affirmant que ces insinuations ne pouvaient pas être traitées hors des canaux officiels et dans le respect du droit international: « Les relations entre les pays et les peuples sont fondées sur le respect et le droit international, et non sur des symboles qui ignorent notre statut et nos droits. » L’ambassadeur du Danemark aux États-Unis, Jesper Møller Sørensen, a également appelé à « le respect total de l’intégrité territoriale du Royaume du Danemark ». Pour autant, les responsables danois ont assuré qu’il n’y avait aucune raison de paniquer.
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Des tensions ont aussi été nourries par des messages sur les réseaux sociaux. Katie Miller, épouse du conseiller à la sécurité nationale adjoint, a partagé une carte du Groenland aux couleurs américaines avec la mention « SOON », alimentant les spéculations côté danois. Le Danemark a réitéré son engagement à la sécurité de la région et a indiqué qu’il intensifiait ses dépenses de défense.
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Contexte stratégique et implications pour l’Europe et l’Arctique
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Des analystes soulignent que l’affaire s’inscrit dans une stratégie plus large évoquée par la Stratégie de sécurité nationale publiée par l’administration américaine, qui présente la prééminence américaine dans l’hémisphère occidental comme un objectif central et qui met aussi en avant les Européens comme des partenaires à observation renouvelée. Reuters rappelle que le Groenland attire des intérêts minéraux importants et constitue une interface stratégique entre l’Europe et l’Amérique du Nord.
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La situation inquiète aussi à Cuba et dans d’autres pays de l’hémisphère, selon des responsables et des analyses relayées par les organes de presse internationaux. Le Groenland compte environ 57 000 habitants et a répété son refus d’appartenir aux États-Unis selon des sondages publiés par le quotidien Sermitsiaq. En parallèle, les autorités danoises soulignent que le sujet reste dans le cadre de l’alliance et qu’il faut privilégier le dialogue dans le respect du droit international.
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Au Danemark, les autorités insistent sur le fait que les spéculations ne doivent pas déstabiliser une alliance longue et solide. La nomination d’un envoyé spécial pour le Groenland et les échanges des responsables démontrent que le sujet demeure dans le spectre des discussions, sans que les canaux diplomatiques soient rompus. Les analyses sur l’Arctique mettent en évidence l’importance stratégique du Groenland pour la sécurité européenne et les alliances nordiques.