Accueil ActualitéTuerie à l’université de Brown : un suspect libéré, l’enquête se poursuit

Tuerie à l’université de Brown : un suspect libéré, l’enquête se poursuit

par Lea
France

Plus de 48 heures après la fusillade qui a coûté la vie à deux étudiants et blessé neuf autres sur le campus de Brown University, les autorités ont intensifié les recherches sur le terrain à Providence, dans le nord-est des États-Unis. L’enquête poursuit son cours et aucune information officielle ne permet pour l’instant d’identifier avec certitude l’auteur des tirs ou un mobile précis.

La police avait publié des images du suspect, de dos, marchant rapidement dans une rue déserte, et avait lancé un appel à témoins en collaboration avec le FBI. Dans le même temps, les autorités ont déclaré renforcer leur présence dans les quartiers et solliciter les enregistrements vidéo disponibles auprès des commerces et des résidences environnantes afin d’éclairer le dossier.

Plus tôt, le procureur général de l’État du Rhode Island, Peter Neronha, avait indiqué aux médias que, compte tenu des éléments de l’enquête, il n’y avait « aucune raison » de le considérer comme un suspect potentiel et que, par conséquent, l’homme arrêté dans le cadre de l’enquête avait été libéré. Il a ajouté qu’ils ne mèneraient pas immédiatement de communication sur les détails de leur stratégie pour l’appréhender.

Aucune menace immédiate

Samedi, un tireur a ouvert le feu dans le bâtiment d’ingénierie et de physique de Brown, où des examens se déroulaient, provoquant une panique sur le campus. Un témoin, Joseph Oduro, attaché d’enseignement présent sur place, a raconté avoir vu l’individu entrer, pointer son arme et proférer quelque chose avant de commencer à tirer.

Deux étudiants ont été tués: Ella Cook, vice-présidente de l’association républicaine de Brown, et Mukhammad Aziz Umurzokov, originaire d’Ouzbékistan et aspirant neurochirurgien. Parmi les neuf blessés, l’un est dans un état critique, sept sont gravement blessés mais dans un état stable, et le dernier a pu quitter l’hôpital, selon les informations communiquées par le maire de Providence, Brett Smiley.

La majorité des examens prévus jusqu’à la fin du semestre a été annulée, et Brown a assuré que l’université restait ouverte. La police locale a précisé qu’elle ne pensait pas à une menace immédiate pour la population au sens large, tandis que les autorités poursuivent l’enquête et les vérifications des lieux.

Port d’arme et débat public

Cette tuerie relance le débat sur le port d’arme, garanti par la Constitution américaine et profondément ancré dans le paysage politique. Lors d’un événement à la Maison Blanche, le président Donald Trump a qualifié l’attaque de « terrible » et a rappelé que Brown est « l’une des meilleures universités au monde ». Les partisans d’un contrôle plus strict des armes estiment que le pays demeure confronté à une problématique complexe.

Le sénateur démocrate Chris Murphy a dénoncé, dimanche sur CNN, les mesures qui, selon lui, placent l’industrie des armes « sur un piédestal ». Avec le plus grand nombre d’armes en circulation par habitant, les États-Unis affichent un taux de mortalité par arme à feu plus élevé que tout autre pays développé. Selon Gun Violence Archive, en 2024, plus de 16 000 personnes sont mortes par arme à feu, sans compter les suicides.

L’histoire récente des États-Unis est marquée par des fusillades à divers endroits, du campus universitaire à l’église, et la sécurité continue à être une préoccupation majeure tant pour les établissements que pour le grand public.

Contexte historique

La fusillade la plus meurtrière dans un établissement scolaire sur le sol américain remonte à avril 2007, lorsque l’attaque sur le campus de Virginia Tech avait fait 32 morts avant que le tireur ne se donne la mort. Ce drame rappelle la fragilité des espaces destinés à l’éducation et la nécessité pour les autorités de rester vigilantes face à ce type d’incident.

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