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Union de la gauche : défi pour les prochaines élections

par Sara
France

À l’approche des prochaines échéances électorales, la gauche française cherche à se rassembler face aux défis politiques majeurs qui l’attendent. Marine Tondelier, Olivier Faure et François Ruffin ont montré leur volonté commune de porter une gauche unie, notamment lors du traditionnel 1er mai à Dunkerque, où ils ont manifesté leur soutien aux salariés d’ArcelorMittal.

Un rassemblement symbolique à Dunkerque

Le 1er mai 2025, Marine Tondelier, dirigeante du parti Les Ecologistes, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, et François Ruffin, député et figure du mouvement Picardie debout !, ont choisi Dunkerque pour marquer une étape importante dans la recomposition de la gauche. Leur présence conjointe auprès des salariés d’ArcelorMittal, confrontés à des difficultés économiques, illustre leur volonté de renouer avec le terrain social et de démontrer une gauche solidaire et rassemblée.

Olivier Faure, Marine Tondelier et Nicolas Mayer-Rossignol à Dunkerque, 1er mai 2025

Les défis d’une union fragile

Malgré cette démonstration d’unité, la route vers une candidature commune à la présidentielle de 2027 demeure semée d’embûches. Le périmètre exact de cette alliance fait encore débat, notamment sur la question d’inclure ou non les « insoumis ». De plus, la méthode de désignation du candidat unique reste une source de tension entre les différentes composantes de la gauche.

Cette complexité est d’autant plus accentuée par le contexte politique local, comme l’illustre Gilles Noël, maire socialiste de Varzy dans la Nièvre. Il témoigne du basculement progressif de territoires autrefois acquis à la gauche vers une montée de l’extrême droite, pointant du doigt la perte de présence et d’influence de la gauche sur le terrain.

Une méthode de travail discrète mais efficace

Dans l’ombre, les responsables de la gauche ont multiplié les rencontres, dîners et discussions secrètes afin de faire avancer l’idée d’une union solide. Ces efforts commencent à produire des résultats palpables, comme en témoignent les différentes initiatives publiques récentes.

Le rassemblement de Dunkerque se veut un signe fort envoyé à l’opinion publique et aux militants : la gauche est capable de dépasser ses divisions pour défendre des valeurs communes et répondre aux attentes sociales.

Un rappel historique

Le soutien aux salariés d’ArcelorMittal rappelle aussi un épisode marquant de la gauche française : la fermeture des hauts-fourneaux de Florange en 2013, un moment emblématique du quinquennat de François Hollande. François Ruffin souligne l’importance de cette continuité, affirmant que « c’est une gauche unie sur du fond », preuve d’une volonté renouvelée de cohésion et d’action collective.

source:https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/05/02/la-gauche-non-melenchoniste-tente-d-organiser-l-union_6602245_823448.html

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