Des milliers de partisans de Nicolás Maduro ont manifesté à Caracas pour obtenir sa libération, selon des témoins et des journalistes de l’AFP. La marche, organisée à l’appel des autorités du pouvoir en place, s’est tenue en parallèle de l’investiture de Delcy Rodriguez, présidente par intérim du Venezuela. Cette mobilisation intervient alors que Maduro, déchu, est présent devant des juges américains à New York après sa capture samedi par les États-Unis. Le contexte demeure tendu, mêlant tensions politiques et procédures judiciaires à l’étranger.
Les manifestants ont scandé le slogan ‘Maduro, tiens bon, le Venezuela se soulève !’ et brandi des pancartes critiquant ce qu’ils estiment être une justice partiale à l’égard du président. Des personnes ont également brandi des jouets à l’effigie de Maduro et de Cilia Flores, la Première dame également emmenée de force aux États-Unis lors de l’opération samedi. Des gestes de soutien et des chants de fidélité ont rythmé le cortège, tandis que les rues autour du centre administratif restaient bouclées par les forces de sécurité. Le pouvoir affirme restreindre la violence et maintenir l’ordre lors d’un rassemblement qu’il décrit comme légitime.
Nicolas Maduro Guerra, surnommé ‘Nicolasito’, le fils de Maduro, a rejoint les manifestants après l’investiture de Delcy Rodriguez. Il a évoqué une ‘communication indirecte avec le président’ et a précisé qu’il ne pouvait rien dire de plus. ‘Là-bas, aux États-Unis, nous avons une bonne équipe qui nous soutient et nous aide à défendre la dignité’, a-t-il ajouté sous les applaudissements. Son apparition a été accueillie par des cris de soutien et des appels à la patience face au processus judiciaire.
Le dossier judiciaire et les tensions politiques alimentent un climat d’incertitude au Venezuela. Les partisans promettent de continuer leur soutien malgré les procédures en cours et les échanges avec les autorités étrangères. Les autorités insistent sur le droit à la sécurité et au maintien de l’ordre lors de manifestations similaires. Le pays demeure ainsi marqué par une scène politique polarisée, où soutien et contestation coexistent.