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    Visions de reconstruction en Syrie : Ahmad al-Chara évoque l’avenir

    Syrie

    Visions de reconstruction en Syrie : Ahmad al-Chara évoque l’avenir

    Dans sa première interview depuis sa prise de pouvoir, le président syrien Ahmad al-Chara a partagé sa vision pour la reconstruction d’une Syrie « déchirée et en détresse », promettant la formation d’un nouveau gouvernement dans un délai d’un mois tout en adressant des messages tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

    Une montée en puissance controversée

    Le magazine britannique Economist a ouvert son rapport sur cette interview avec la question suivante : « Al-Chara… est-il un seigneur de guerre, un djihadiste ou un bâtisseur de nation ? » L’article souligne que cet homme, qui n’était pas en fonction depuis plus de 48 heures, a promis de définir un calendrier pour diriger la Syrie vers la démocratie et de tenir des élections présidentielles.

    Des promesses sous tension

    Bien que de nombreux observateurs extérieurs espéraient que sa montée en puissance marquerait un tournant stratégique pour éloigner la Syrie de l’influence iranienne et russe, l’Economist a noté que Al-Chara a parlé sévèrement de la présence militaire américaine « illégale » en Syrie, tout en se montrant ouvert aux négociations avec la Russie concernant ses bases militaires. Il a également averti Israël que toute avancée sur le territoire syrien pourrait entraîner des complications futures.

    Un leadership contesté

    Le magazine a observé que Al-Chara, tout en s’habillant différemment selon les occasions, a choisi de porter un blazer crème lors de son entretien. Bien qu’il ait adopté un ton calme s’adressant à tous, sa vision a été décrite comme « à long terme », visant à réaliser plusieurs de ses promesses, telles que le nouveau constitution et les élections, dans un délai de « 3 à 4 ans ». En même temps, il semblait déterminé à renforcer ses pouvoirs.

    Centralisation du pouvoir en Syrie

    Al-Chara souhaite rétablir une autorité centrale en Syrie, affirmant avoir obtenu l’accord de « tous » les groupes armés, à l’exception des Kurdes, pour rejoindre une nouvelle armée syrienne unifiée. Il déclare également que toutes les milices, y compris sa propre milice, ont été dissoutes. « Quiconque conserve des armes en dehors du contrôle de l’État sera soumis à des mesures » qui n’ont pas été spécifiées.

    Un appel à l’inclusivité

    Avec un regard critique, l’Economist a remarqué l’absence de tout signe d’inclusivité dans le gouvernement que Al-Chara promettait avec tant d’enthousiasme, étant entouré d’un petit groupe de conseillers, principalement issus de l’émirat d’Idlib. De plus, le vaste palais dans lequel il se trouve est décrit comme étant vide, représentant une situation instable.

    Défis économiques et besoins étrangers

    Le défi économique demeure la priorité pour Al-Chara, alors que le pays fait face à un manque d’électricité et à des besoins immenses en reconstruction. Les pénuries de liquidités, exacerbées par des retards dans l’envoi de nouvelles devises de Russie, entravent également la capacité de l’État à payer ses employés, même à bas salaires. « Sans développement économique, nous risquons de retourner à l’anarchie », a-t-il averti.

    Vers une diplomatie renouvelée

    Al-Chara a loué les efforts du président américain Donald Trump pour la paix dans la région et a évoqué un retour possible à des relations diplomatiques avec Washington. Il a également promis de mettre fin à l’exportation de captagon et de mettre les combattants étrangers sous le contrôle du gouvernement syrien. Cependant, il a exprimé son mécontentement face à certains pays qui continuent de ne pas le reconnaître comme président de la Syrie.

    En conclusion

    La reconstruction de la Syrie semble être un chemin semé d’embûches, avec des promesses de réformes et de nouvelles gouvernances, mais aussi des défis considérables sur les plans économique et politique. Les engagements d’Al-Chara seront scrutés par la communauté internationale alors qu’il navigue entre les attentes internes et les pressions extérieures.

    source:https://www.aljazeera.net/politics/2025/2/4/%d9%81%d9%8a-%d8%a3%d9%88%d9%84-%d9%85%d9%82%d8%a7%d8%a8%d9%84%d8%a9-%d9%84%d9%87-%d8%a7%d9%84%d8%b4%d8%b1%d8%b9-%d9%8a%d8%aa%d8%ad%d8%af%d8%ab-%d8%b9%d9%86-%d8%b1%d8%a4%d9%8a%d8%aa%d9%87

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