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Le ministre des Affaires étrangères américain, Marco Rubio, a débuté sa première tournée internationale par une visite à Panama, où il est arrivé samedi dernier. Cette visite a pour but de défendre les intérêts des États-Unis et de discuter des demandes du président Donald Trump concernant la gestion du Canal de Panama, une question au cœur des tensions croissantes avec la Chine.
Les objectifs de la visite
Marco Rubio a précisé dans un article publié dans le Wall Street Journal avant son arrivée à Panama : « Il n’est pas surprenant que mon premier voyage à l’étranger en tant que secrétaire d’État se déroule dans cet hémisphère. » Il a souligné que des problèmes tels que l’immigration massive, le trafic de drogue et les politiques agressives de Cuba, du Nicaragua et du Venezuela ont causé des ravages dans la région. Il a aussi évoqué l’influence croissante du Parti communiste chinois en utilisant des outils diplomatiques et économiques pour saper les États-Unis et transformer des nations souveraines en États clients.
Rencontres avec les dirigeants panaméens
Lors de sa visite, Rubio doit rencontrer le président panaméen, José Raúl Molino. Ce dernier a déjà déclaré qu’il n’y aurait pas de négociations concernant la propriété du canal reliant les océans Atlantique et Pacifique. Molino espère que la visite de Rubio se concentrera sur des intérêts communs, notamment l’immigration et la lutte contre le trafic de drogue.
Contexte régional
Après sa visite à Panama, Rubio, fils de migrants cubains, se rendra au Salvador, au Guatemala, au Costa Rica et en République dominicaine. Ces rencontres devraient aborder les questions d’immigration irrégulière, un sujet crucial pour la politique de Trump. Ces pays ont été alertés sur la crise d’immigration après un incident avec la Colombie, où Trump avait menacé de sanctions commerciales suite à des tensions concernant des vols de rapatriement de migrants colombiens.
Implications économiques et politiques
Cette visite coïncide avec l’instauration de droits de douane par le président américain sur le Mexique, le Canada et la Chine. De plus, elle survient juste après la mission exceptionnelle de Richard Grenell, l’envoyé de Trump au Venezuela, qui a réussi à obtenir la libération de six Américains après des discussions avec le président Nicolás Maduro, malgré le fait que les États-Unis ne reconnaissent pas ses réélections.

