La coalition dirigée par l’Arabie saoudite a annoncé avoir mené des frappes préventives limitées contre les forces séparatistes dans le sud du Yémen, afin d’éviter une extension du conflit à d’autres régions. Le communiqué précise que ces frappes visaient à neutraliser des capacités militaires jugées inquiétantes pour la stabilité du pays. Il est aussi indiqué que Aidarous al-Zoubaidi, chef du Conseil de transition du Sud (STC), aurait fui vers un lieu inconnu et n’a pas pris l’avion prévu pour des pourparlers de paix en Arabie saoudite.
Aidarous al-Zoubaidi est à la tête du STC, qui cherche à recréer un État au sud du Yémen. Début décembre, ses forces s’étaient emparées de vastes territoires. Mais au cours du mois de janvier, des factions proches de Ryad, soutenues par les frappes saoudiennes, ont repris le terrain perdu. La dynamique du conflit dans le sud a évolué rapidement ces dernières semaines.
À la suite d’un appel au dialogue lancé par l’Arabie saoudite, les deux camps étaient conviés à des pourparlers à Riyad afin de mettre fin aux combats. Le STC avait confirmé sa participation à cette conférence, présentée comme une étape vers une solution politique. Toutefois, les développements sur le terrain ont continué à nourrir les tensions.
Vers minuit, des informations de la coalition indiquaient qu’Aidarous al-Zoubaidi avait déplacé une importante force, comprenant des blindés, des véhicules de combat et des armes lourdes et légères, vers la province de Dhale, dans le sud‑ouest du Yémen. La coalition précise que ce déplacement visait à renforcer les capacités des forces séparatistes et à prévenir une escalade dans la région. Elle ajoute qu’il s’agit d’un mouvement coordonné destiné à peser sur les négociations.
La délégation séparatiste était partie pour Ryad, mais al-Zoubaidi aurait quitté la zone et n’a pas été aperçu, laissant les membres et dirigeants du STC sans informations sur son état et ses intentions. La coalition affirme qu’il a fui vers un lieu inconnu, tandis que des armes et munitions avaient été distribuées aux forces du STC. Cette situation reflète les tensions internes et l’incertitude autour du contrôle des armements et des troupes.
La coalition a décrit ces frappes comme des mesures pour neutraliser les forces et empêcher que l’objectif d’escalade dans le gouvernorat de Dhale se concrétise. Le Yémen demeure dévasté par la guerre entre Houthis et les forces gouvernementales et leurs alliés, entamée en 2014. Le conflit s’est internationalisé, avec l’intervention dirigée par l’Arabie saoudite et des rivalités internes qui ont éclaté en 2018 entre les forces séparatistes du STC et le gouvernement soutenu respectivement par les Émirats arabes unis et Ryad.
Aucune réaction officielle n’a été publiée à propos de ces informations pour le moment. Cet article ne contient pas de commentaires supplémentaires. Les éléments présentés reflètent les informations communiquées par la coalition et la situation sur le terrain reste incertaine.