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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé jeudi que « le document bilatéral sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine » est « essentiellement prêt » à être finalisé au plus haut niveau par le président des États-Unis. Selon lui, cet accord — présenté comme une clé d’un éventuel règlement visant à empêcher une reprise de l’agression russe — pourrait bientôt établir des garanties américaines et occidentales en faveur de Kyiv.
Zelensky a précisé, dans un message publié sur le réseau social X, que les discussions menées à Paris entre équipes américaines et européennes ont traité des « questions complexes » liées au cadre destiné à mettre fin à près de quatre ans de conflit. Il a ajouté que la délégation ukrainienne avait proposé des solutions pratiques pour lever certains obstacles.
Par ailleurs, il a indiqué attendre que la partie américaine saisisse Moscou et « reçoive un retour » sur la volonté réelle de l’agresseur de mettre fin à la guerre. Washington, qui a pour la première fois endossé mardi l’idée de fournir des garanties de sécurité à l’Ukraine, compte présenter tout accord conclu avec Kyiv à la Russie dans l’espoir de faciliter une issue diplomatique.
À ce stade, toutefois, les détails juridiques et opérationnels de ces garanties — et la nature exacte de la réponse des alliés en cas de nouvelle offensive russe — n’ont pas été rendus publics. Zelensky a reconnu ne pas avoir reçu de réponse « sans équivoque » sur la manière dont ses partenaires interviendraient si Moscou relançait les hostilités.
Rejet russe du projet de casques bleus européens
Les déclarations de Zelensky interviennent alors que Moscou a rejeté le plan évoqué à Paris prévoyant le déploiement de casques bleus européens en Ukraine après un cessez-le-feu. Selon le Kremlin, cette initiative est « militariste » et dangereuse.
Lors des discussions à Paris, le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont cosigné avec Zelensky une déclaration d’intention encadrant le possible déploiement de troupes de leurs pays. Mais la réaction russe a été immédiate : la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a qualifié la proposition de « destructrice » et averti que de tels contingents seraient considérés comme des « cibles militaires légitimes ». Ce langage reprend des menaces antérieures émises par le président russe.
De son côté, Moscou a réaffirmé qu’elle n’accepterait pas la présence de militaires de l’OTAN sur le sol ukrainien, ce qui complique la mise en œuvre d’un mécanisme multinational de maintien de la paix.
Pression accrue après des frappes sur les infrastructures énergétiques
Dans le même message, Zelensky a demandé une intensification des pressions sur la Russie, après de nouvelles frappes visant des infrastructures énergétiques ukrainiennes. Il a estimé que ces attaques « ne montrent pas que Moscou revoit ses priorités ». Il a donc demandé que la pression politique et économique accompagne le travail des négociateurs.
Les attaques ont privé des centaines de milliers de ménages d’électricité et de chauffage dans les régions de Dnipropetrovsk et de Zaporizhia. Le maire de Dnipro, Borys Filatov, a parlé d’une situation d’urgence nationale et indiqué que l’alimentation en électricité revenait « progressivement » dans les hôpitaux, alors que les établissements avaient dû recourir à des générateurs.
Les autorités locales ont prolongé les congés scolaires, tandis que la compagnie énergétique ukrainienne DTEK a fait état d’environ 600 000 foyers privés d’électricité dans la région de Dnipropetrovsk, soulignant l’ampleur des dégâts et la difficulté de restauration des services essentiels.
Points clés
- Zelensky affirme qu’un accord sur les garanties de sécurité US pour l’Ukraine est « essentiellement prêt » à être finalisé.
- Les discussions à Paris ont porté sur des solutions pratiques pour un cadre de paix et sur la manière d’engager la Russie.
- Moscou rejette le projet de déploiement de casques bleus européens et menace de traiter ces forces comme des cibles militaires.
- Des frappes contre le réseau énergétique ukrainien ont provoqué des coupures massives, amplifiant la pression sur les partenaires de Kyiv.