Après un week-end diplomatique intense marqué par un sommet européen à Kyiv, une contre-offre de Vladimir Poutine et des pressions américaines, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé dimanche 11 mai qu’il acceptait la proposition russe de tenir des négociations directes en Turquie, prévues jeudi à Istanbul.
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Un tournant dans la guerre en Ukraine
Le président russe Vladimir Poutine, connu pour mépriser les ultimatums sauf lorsqu’il en est l’auteur, avait ignoré la demande des Occidentaux qui exigeaient samedi un cessez-le-feu complet et sans conditions dès lundi. En réponse, il avait proposé des négociations directes et sans conditions préalables à Istanbul, le 15 mai, tout en refusant une trêve immédiate.
Contre toute attente, Volodymyr Zelensky a confirmé dimanche soir sa volonté de rencontrer Poutine dès jeudi, en Turquie, tout en réaffirmant la nécessité d’un cessez-le-feu à compter de lundi. Sur le réseau social X, il a déclaré : « J’attendrai Poutine en Turquie. En personne. J’espère que cette fois les Russes ne se chercheront pas d’excuses. »
Un défi diplomatique pour l’Europe
En acceptant cette invitation, Zelensky semble prendre Poutine au sérieux, ce qui pourrait mettre en difficulté ses alliés européens. En effet, lors du sommet historique de samedi à Kyiv, les dirigeants européens, notamment Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer, et le chancelier allemand Olaf Scholz, avaient affiché une unité forte et soutenu la coalition d’États volontaires qui appuie l’Ukraine.
Cette décision risque de désarçonner certains membres de cette coalition, qui craignent que des négociations directes prématurées ne créent une impression de faiblesse ou ne diluent la pression sur la Russie pour un cessez-le-feu immédiat.