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Les Mémoires de la Shoah : Une BD pour ne pas oublier

par Sara
France

Le nouvel album *Les Mémoires de la Shoah*, réalisé par Théa Rojzman au scénario et Tamia Baudouin au dessin, émerge comme une œuvre impérieuse, inspirée des reportages d’Annick Cojean. Cette bande dessinée vise à préserver la mémoire des victimes et des survivants de l’horreur nazie, tout en abordant des thèmes de poésie et de pudeur.

Un héritage de témoignages

En 1995, Annick Cojean a recueilli les témoignages des rescapés et de leurs descendants, une série de reportages qui lui a valu le prix Albert Londres. Ces récits poignants font aujourd’hui l’objet d’une renaissance graphique grâce à l’album de Rojzman et Baudouin, qui réussissent à capturer l’essence de ces témoignages.

« Où en sommes-nous ? Je veux comprendre ce que l’on retient de la Shoah, et ce qui se transmet dans les familles. Tout ce poids, cette responsabilité, pour les survivants ou leurs enfants, de faire vivre à nouveau la branche… », déclare Annick Cojean, ouvrant ainsi l’album.

Une bande dessinée marquante

Trente ans après la libération d’Auschwitz-Birkenau, cette bande dessinée offre une fresque saisissante des souvenirs des survivants. Rojzman et Baudouin s’inspirent des reportages d’Annick Cojean pour créer une ambiance graphique qui évoque le traumatisme transgénérationnel. L’illustration d’une forêt sombre sert de toile de fond, symbolisant la douleur et le souvenir de ces événements tragiques.

Dans les mémoires de la Shoah, Théa Rojzman au scénario et Tamia Baudouin au dessin se sont inspirées avec brio des reportages d’Annick Cojean pour réaliser un album empreint de poésie et de pudeur.

Les voix des descendants

Au-delà des témoignages des rescapés, l’album aborde également le parcours complexe des descendants. Ils portent le poids d’une histoire marquée par la culpabilité et le silence. Les enfants des bourreaux sont aussi représentés, confrontés à leur héritage, souvent perçu comme « empoisonné ». Les émotions de colère et d’incompréhension s’entrelacent avec celles des survivants.

Une scène marquante met en lumière une rencontre entre enfants de bourreaux et enfants de victimes, illustrant l’importance du dialogue pour dépasser la haine. Dans l’ouvrage, un rescapé partage : « Parler guérit, oui, mais si on est écouté. »

Une approche graphique sensible

Les mémoires de la Shoah, la forêt illustre l’horreur qu’ont vécue des millions de personnes exterminées et les rescapés.

Tamia Baudouin, en expliquant son approche artistique, souligne l’importance de rendre visible la douleur des personnages. Elle s’efforce de représenter la vulnérabilité des survivants et de leurs descendants à travers un dessin réaliste et sensible. Les petits bourgeons symbolisent les descendants qui ont survécu et qui grandissent dans un monde marqué par l’horreur.

Une dimension de mystère et d’espoir

Baudouin évoque également la complexité de la transmission intergénérationnelle des traumatismes, renforcée par un environnement mystérieux et poétique. L’album cherche à équilibrer l’horreur des événements passés avec une lueur d’espoir, une quête de beauté au milieu des ténèbres.

Les mémoires de la Shoah, de Théa Rojzman et Tamia Baudouin, d’après les reportages d’Annick Cojean, est disponible chez Dupuis au prix de 25 euros.

Les mémoires de la Shoah, la forêt illustre l’horreur qu’ont vécue des millions de personnes exterminées et les rescapés.

Mémoires De La Shoah | Shoah | Bande Dessinée | Annick Cojean | Témoignages | Histoire | France
source:https://www.lefigaro.fr/bd/les-memoires-de-la-shoah-pour-ne-pas-sombrer-dans-l-oubli-20250222

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