Accueil SantéÉtude britannique: vacciner enfants et ados réduit risques du COVID

Étude britannique: vacciner enfants et ados réduit risques du COVID

par Sara

Une étude britannique publiée mercredi conclut que la vaccination des enfants et des adolescents contre le COVID-19 est une mesure sûre et bénéfique pour la santé publique. Les chercheurs estiment que les risques de complications après une infection par le SARS‑CoV‑2 chez les jeunes sont supérieurs à ceux observés après la vaccination. Ces résultats s’appuient sur l’analyse rétrospective de millions de dossiers médicaux de patients britanniques âgés de 0 à 17 ans, couvrant la période 2020‑2022.

Principaux résultats de l’étude

La recherche, publiée dans la revue The Lancet Child & Adolescent Health, met en évidence plusieurs constats clés.

  • La première infection par le COVID‑19 chez les moins de 18 ans est liée à des risques rares mais graves, qui peuvent durer plusieurs mois.
  • Les effets indésirables observés après la première dose de vaccin se limitent principalement à la période immédiatement suivant l’injection.
  • Les risques post‑vaccination sont nettement inférieurs à ceux associés à l’infection par le virus.
  • Les conclusions s’appliquent en particulier au vaccin Pfizer évalué dans l’étude.

Risques cardio‑vasculaires : infection vs vaccination

Les auteurs rappellent que les vaccins à ARN messager (mRNA), notamment Pfizer et Moderna, peuvent, dans de rares cas, être associés à des problèmes cardiaques. Toutefois, l’étude montre que le risque de complications cardiaques lié à l’infection par le COVID‑19 est beaucoup plus élevé, même chez les jeunes.

Parmi les complications relevées après une infection, les chercheurs citent notamment :

  • obstruction thrombotique,
  • thrombocytopénie (baisse des plaquettes),
  • myocardite (inflammation du muscle cardiaque),
  • péricardite (inflammation du péricarde).

Implications pour la santé publique

Les auteurs concluent que maintenir la vaccination chez les enfants et les adolescents constitue une mesure efficace de santé publique. La balance bénéfices‑risques penche en faveur de la vaccination, notamment pour réduire les complications durables liées à l’infection.

En pratique, cela renforce l’argument en faveur de la vaccination enfants et adolescents afin de limiter :

  • les risques de complications post‑infection,
  • la propagation du virus au sein des communautés scolaires et familiales,
  • la charge persistante sur les services de santé.

Limites et mises en garde

Les chercheurs ont pu évaluer les conséquences de l’infection chez l’ensemble des mineurs (0‑17 ans), mais l’analyse des effets du vaccin porte uniquement sur les 5‑18 ans. La vaccination reste encore très peu fréquente chez les tout‑petits.

De plus, un pédiatre non impliqué dans l’étude, le Dr Adam Finn, a souligné que ces conclusions concernent les souches de COVID‑19 circulant durant la période étudiée, et non les variants actuellement moins graves.

Que retenir ?

L’étude apporte des éléments solides en faveur de la vaccination enfants et jeunes : bien que rare, la survenue d’effets indésirables post‑vaccination est limitée et moins fréquente que les complications liées à l’infection. Ainsi, poursuivre les campagnes de vaccination chez les 5‑18 ans apparaît, selon les auteurs, comme une stratégie justifiée de santé publique.

source:https://www.aljazeera.net/health/2025/11/7/%d8%af%d8%b1%d8%a7%d8%b3%d8%a9-%d8%aa%d8%a4%d9%83%d8%af-%d9%85%d9%86%d8%a7%d9%81%d8%b9-%d8%aa%d8%b7%d8%b9%d9%8a%d9%85-%d8%a7%d9%84%d8%a3%d8%b7%d9%81%d8%a7%d9%84

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