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Des découvertes alarmantes
Des chercheurs ont récemment établi que les jeunes ayant fumé du cannabis avant l’âge de 16 ans présentent un cortex plus mince par rapport à ceux n’ayant jamais consommé cette substance.
Cette couche externe du cerveau est essentielle pour des fonctions cognitives clés telles que la mémoire, le raisonnement et la prise de décision.
Les effets sur le développement
Cette étude, jugée alarmante par des experts, souligne le risque potentiellement élevé de la consommation de cannabis durant une phase cruciale de développement cérébral.
Selon le Dr Tomas Paus, psychologue et coauteur de cette étude, le tétrahydrocannabinol (THC) pourrait être à l’origine de cette altération structurelle.
Le THC pourrait augmenter la vulnérabilité du cerveau des jeunes, affectant leur capacité à apprendre et à interagir socialement, ce qui est essentiel durant l’adolescence.
Une préoccupation croissante
Ces résultats renforcent les inquiétudes de la communauté scientifique concernant la consommation de cannabis chez les adolescents, surtout dans le contexte actuel de libéralisation croissante.
Dans des pays comme les États-Unis, où le cannabis est légal dans plusieurs États, les médecins constatent une hausse des cas de troubles liés à une consommation excessive.
Les dangers connus
Les risques posés par le cannabis ne sont pas nouveaux. Une étude de 2007 avait déjà montré un lien entre la consommation fréquente de cannabis à l’adolescence et un risque accru de troubles psychotiques à l’âge adulte.
D’après cette recherche, les adolescents ayant consommé du cannabis au moins cinq fois étaient deux fois plus susceptibles de développer des symptômes psychotiques dans la décennie suivante.
Appel à la sensibilisation
Face à de telles constats, les chercheurs de l’Université de Montréal soulignent que les jeunes consommateurs, à cause de leur neurodéveloppement inachevé, sont plus sensibles aux impacts du cannabis.
Le Dr Paus souligne qu’« il est possible que la consommation de cannabis à un jeune âge rende plus difficile l’apprentissage, l’adaptation et la socialisation ».
Cette étude met en avant l’importance d’une sensibilisation accrue parmi les jeunes et leurs parents alors que la perception des risques liés au cannabis diminue dans de nombreux pays.