Accueil SantéL’eau du robinet en France largement contaminée par les PFAS

L’eau du robinet en France largement contaminée par les PFAS

par charles

Une contamination alarmante à Lyon, Bordeaux et Paris

Lyon, Bordeaux et même Paris… Aucune ville ne semble être épargnée par les PFAS, surnommés « polluants éternels ». C’est ce que révèle une étude de l’UFC-Que Choisir et Générations Futures, publiée ce jeudi 23 janvier. Selon les conclusions de l’enquête, l’eau du robinet contiendrait une forte présence de ces substances quasi indestructibles et toxiques dans 29 des 30 prélèvements analysés par un laboratoire d’analyse.

Une eau contaminée dans la majorité des communes

Pour effectuer leurs recherches, l’UFC-Que Choisir et Générations Futures ont réalisé des prélèvements dans trente communes entre juin et novembre 2024. Ces échantillons ont été analysés par le laboratoire indépendant Ianesco, qui a relevé des niveaux parfois très élevés de polluants. Parmi les 33 PFAS recherchés, le TFA (acide trifluoroacétique) a été détecté dans 24 des 30 échantillons analysés, avec des concentrations préoccupantes à Paris (6 200 nanogrammes par litre) et à Lille (290 ng/l).

Le record est détenu par Moussac, dans le Gard, où le taux atteint 13 000 nanogrammes par litre.

Les causes de la contamination

La présence de ces PFAS dans notre eau s’explique par divers facteurs, notamment les rejets agricoles et industriels. En décembre 2024, un rapport de l’Ademe a révélé que les trois quarts des sols français, incluant des sols agricoles, sont contaminés par des microplastiques, dont l’origine est liée au mauvais tri des déchets.

Olivier Andrault, chargé de mission à l’UFC-Que Choisir, alerte sur le fait que l’eau du robinet est le premier aliment que nous consommons. Il est inquiétant de constater qu’elle soit systématiquement contaminée par ces substances.

Des normes françaises à revoir

Face à cette situation, l’UFC-Que Choisir et Générations Futures s’inquiètent du manque de normes rigoureuses en France pour les industriels et producteurs de pesticides. Les ONG réclament un changement urgent de la politique environnementale pour renforcer les restrictions sur les PFAS.

« Aujourd’hui, les molécules chimiques sont évaluées sur la base des données fournies par leurs fabricants », déplore Olivier Andrault. L’inaction face à la menace que représentent ces polluants est préoccupante, et une proposition de loi visant à protéger la population pourrait bientôt être mise à l’ordre du jour.

#environnement| #santé| #eau

Cela pourrait vous intéresser

Laisser un commentaire