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Les autorités sanitaires envisagent d’autoriser les médecins généralistes à prescrire Wegovy et Mounjaro en première ligne afin d’éviter leur détournement à des fins esthétiques et de mieux traiter les patients en surpoids ou souffrant d’obésité avec des problématiques liées au poids.
Jusqu’à présent, la prescription était réservée à des spécialistes, notamment les endocrinologues, les nutritionnistes et les diabétologues. Les médecins généralistes pouvaient uniquement assurer le renouvellement d’ordonnance, sans pouvoir initier le traitement.
Lors d’une visite d’une usine du fabricant Novo Nordisk, la ministre de la Santé, Catherine Vautrin, a évoqué la possibilité d’élargir l’accès à cette prescription initiale. L’ANSM se prépare à lancer la procédure nécessaire pour élargir l’initiation du traitement aux médecins généralistes. L’obésité est un grand pourvoyeur de maladies cardiovasculaires et cause environ 140 000 décès par an en France.
Comment Wegovy et Mounjaro font-ils perdre du poids ?
Wegovy, qui contient du sémaglutide, imite une hormone naturelle du corps après un repas et agit sur le cerveau pour réduire la sensation de faim, ralentir la vidange de l’estomac et favoriser une satiété durable.
Mounjaro, tirzépatide, associe l’effet du GLP-1 et celui du GIP, offrant une régulation plus puissante de l’appétit, une meilleure gestion de la glycémie et une perte de poids souvent plus importante que les traitements basés uniquement sur le GLP-1.
- Réduction de la faim et diminution des quantités consommées
- Ralentissement de la vidange gastrique et satiété durable
- Meilleure régulation de la glycémie (avec Mounjaro)
- Perte de poids moyenne souvent comprise entre 10 et 15 % du poids initial sur plusieurs mois
A qui ces médicaments sont-ils prescrits ?
Jusqu’à présent, seules les personnes atteintes d’obésité importante, avec un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 35, et chez qui les régimes et traitements classiques ont échoué, pouvaient bénéficier de l’un de ces médicaments par un spécialiste.
Le parcours pour obtenir un rendez-vous chez ces spécialistes peut être long, d’où l’objectif d’un élargissement. L’obésité reste un facteur majeur de maladies cardiovasculaires, et le gouvernement souhaite faciliter l’accès à ces traitements pour améliorer la santé publique.
La ministre rappelle que « l’obésité est un grand pourvoyeur de maladies cardiovasculaires » et que l’élargissement de la prescription est en phase de finalisation, avec une éventuelle mise en place pour les médecins généralistes avant l’été.
Prochaines étapes et échéances
L’ANSM doit lancer la procédure nécessaire pour permettre l’initiation du traitement par les médecins généralistes. Cette évolution s’inscrit dans une stratégie de santé publique visant à mieux gérer l’obésité et ses conséquences sur la glycémie et le risque cardiovasculaire.