Table of Contents
Cancer du poumon sans tabac : une réalité méconnue à découvrir
Quand Leah Philipps déclare une toux sèche et persistante, elle a 43 ans. Nous sommes alors en 2019. Elle consulte un médecin qui lui diagnostique un virus. Cependant, la toux s’intensifie et s’accompagne d’essoufflement et d’une lourdeur dans la poitrine. Leah reçoit ensuite un diagnostic de pneumonie, mais les antibiotiques ne la soulagent pas. La patiente insiste auprès des médecins : « Il y a quelque chose de plus grave ». Après des mois de persévérance, des examens approfondis révèlent un cancer du poumon non à petites cellules, souligne le Dailymail.
Leah Philipps est sportive et n’a jamais fumé de sa vie. Comment se fait-il qu’elle soit atteinte d’un cancer du poumon ? En France, ce type de cancer est au deuxième rang de fréquence après le cancer de la prostate chez l’homme, mais il demeure la première cause de mortalité liée au cancer, d’après l’Institut de radiothérapie et de radiochirurgie H. Hartmann.
Un cancer du poumon sans avoir fumé
Le Dailymail précise que ce cancer du poumon a la particularité de ne pas se manifester tant qu’il n’a pas considérablement progressé. Le nombre de cas a augmenté ces deux dernières décennies, notamment parmi les jeunes patients n’ayant jamais fumé. Leah Philipps présentait une mutation du gène EGFR, laquelle prédispose au cancer du poumon. Cependant, cette montée des cas pourrait également être attribuée à l’exposition au radon, un gaz invisible.
Le radon : un gaz invisible mais dangereux
Le radon est un gaz inodore et incolore qui résulte de la désintégration radioactive de l’uranium dans les roches, le sol et l’eau. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), son inhalation pourrait représenter entre 3% et 14% des cancers du poumon. En 2019, la revue Nature estimait que les cas de contamination augmentaient à cause de la meilleure isolation des maisons, qui retiennent davantage les produits chimiques à l’intérieur.
Les facteurs environnementaux révélateurs
Le médecin de Leah Philipps a soupçonné que le radon pourrait être la cause de sa maladie, sachant que ce gaz est souvent présent dans le Kentucky, là où elle réside. Après des traitements intensifs de chimiothérapie et de radiothérapie, ses tumeurs ont nettement diminué. Mais Leah sait qu’elle ne sera jamais complètement guérie de ce cancer.
D’après une étude de la Santé publique France, plusieurs régions françaises sont exposées de manière significative à ce gaz, en particulier dans des maisons mal ventilées.
Symptômes du cancer du poumon
Le cancer du poumon, qu’il soit lié au tabagisme ou non, peut présenter divers symptômes :
- Toux persistante
- Essoufflement
- Douleur thoracique
- Perte de poids inexpliquée
- Fatigue
- Infection pulmonaire répétée
Ces signes sont souvent banalisés ou attribués à des infections respiratoires courantes. La vigilance est donc essentielle, surtout pour les personnes exposées à des facteurs environnementaux comme le radon.
Diagnostic et traitement
Le diagnostic du cancer du poumon non à petites cellules repose sur diverses techniques d’imagerie comme la radiographie, le scanner thoracique ou la tomographie par émission de positons (PET scan). Une biopsie est souvent nécessaire pour confirmer le diagnostic et déterminer le type exact de cancer.
Les options de traitement varient en fonction de la taille et de l’emplacement de la tumeur, ainsi que de l’état général du patient. Elles incluent :
- Chirurgie : pour enlever la tumeur lorsqu’elle est détectée à un stade précoce.
- Radiothérapie : utilisée pour détruire les cellules cancéreuses et réduire les tumeurs.
- Chimiothérapie : administration de médicaments pour tuer les cellules cancéreuses ou stopper leur croissance.
- Thérapies ciblées : traitements spécifiques visant des mutations génétiques particulières présentes dans les cellules cancéreuses.
L’importance de la prévention
Un des moyens les plus efficaces pour prévenir le cancer du poumon est de limiter l’exposition aux cancérigènes connus, comme la fumée de cigarette et le radon. Il est aussi crucial d’adopter des modes de vie sains en faisant de l’exercice régulièrement et en suivant une alimentation équilibrée riche en fruits et légumes.
Voici quelques stratégies de prévention :
- Contrôler régulièrement les niveaux de radon à la maison et au travail.
- Améliorer l’aération des habitations pour réduire la concentration de polluants.
- Éviter les zones fortement polluées.
- Réaliser des dépistages réguliers si vous êtes à risque.
Le rôle des professionnels de la santé
Les médecins jouent un rôle clé dans la détection précoce du cancer du poumon, en prenant en compte tous les symptômes et facteurs de risque potentiels. Ils doivent rester attentifs et ne pas attribuer systématiquement les symptômes à des infections mineures, surtout lorsque les traitements standards ne sont pas efficaces.
De plus, les campagnes d’information et de prévention auprès du grand public sont essentielles pour sensibiliser aux risques du radon et d’autres agents cancérigènes environnementaux.
Conclusion
L’histoire de Leah Philipps met en lumière une réalité méconnue : le cancer du poumon peut toucher des personnes qui n’ont jamais fumé. La reconnaissance des facteurs environnementaux comme le radon et les mutations génétiques spécifiques est cruciale pour comprendre et prévenir cette maladie. La vigilance et la prévention sont nos meilleures armes pour réduire l’incidence de ce cancer mortel.