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Procès Samuel Paty : L’imam Chalghoumi accuse Abdelhakim Sefrioui

par Sara
France

Le procès de l’assassinat de Samuel Paty a pris une tournure marquante avec le témoignage de l’imam Hassen Chalghoumi. Ce dernier, ayant lui-même été victime des actions d’Abdelhakim Sefrioui, a dénoncé ce dernier pour son rôle dans une campagne de haine qui a conduit à la mort tragique du professeur.

Un témoin accablant

Lors de sa déposition devant la cour d’assises spéciale de Paris, Hassen Chalghoumi a affirmé : « Sans cet individu, Samuel Paty serait encore dans sa classe ». Sefrioui, figure islamiste controversée, est un ancien ennemi de Chalghoumi, qui a dû affronter des menaces de mort orchestrées par lui et son collectif, Cheikh Yassine, entre janvier et avril 2010.

Les conséquences personnelles

Hassen Chalghoumi a partagé son vécu douloureux : « Ma vie est finie depuis que Sefrioui est entré dans ma vie. Je suis le seul imam au monde qui prêche avec un gilet pare-balles ». Il a évoqué la difficulté de mener une vie normale, ne pouvant même plus profiter d’un simple café en terrasse sans se soucier de sa sécurité. Chalghoumi a révélé qu’une somme de 250 000 euros avait été mise sur sa tête par des individus liés à Sefrioui, soulignant l’impact dévastateur de cette situation sur sa vie.

Une méthode éprouvée

Chalghoumi a décrit le mode opératoire de Sefrioui, en le comparant aux campagnes de dénigrement qu’il avait subies en 2010 et à celles orchestrées contre Samuel Paty. Il a d’abord évoqué l’utilisation de manifestations pour créer un climat de terreur : « Les militants de son collectif sont entrés dans la mosquée, on a été obligés d’arrêter les prêches pendant plusieurs semaines ». Ce type d’intimidation a également été utilisé pour menacer le collège où enseignait Paty.

La médiatisation comme arme

Un autre aspect crucial de la stratégie de Sefrioui a été sa capacité à manipuler les médias. Chalghoumi a expliqué : « Il a fait venir des médias étrangers, comme Al-Jazira. Mon visage était partout. Cet homme a mis une fatwa sur ma tête ». Cette exposition médiatique a eu des conséquences graves pour sa famille, y compris des insultes dirigées vers sa femme.

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