Table of Contents
L’essor de l’ostéopathie en France
Au cours des dernières années, l’ostéopathie a pris une grande ampleur dans l’Hexagone. De nombreux jeunes parents se tournent vers cette pratique, amenant leurs nouveau-nés, souvent après des accouchements difficiles, pour des problèmes digestifs ou d’autres inconforts légers.
Les inquiétudes de l’Académie de médecine
Cependant, certaines pratiques spécifiques, telles que les techniques viscérales et crâniennes, sont proposées pour des symptômes jugés “banals”. Ces pratiques soulèvent des questions quant à leur validité scientifique. Dans un communiqué publié le 3 décembre, l’Académie de médecine s’est élevée contre ces méthodes en affirmant que les justifications avancées par les ostéopathes manquent de fonds scientifiques solides.
Problèmes d’efficacité et de sécurité
L’Académie souligne que ces affirmations ne sont pas supportées par des études conformes aux standards en vigueur. Elle dénonce également l’augmentation des publicités, même au sein des maternités, promouvant ces pratiques coûteuses. À noter que les actes d’ostéopathie ne sont pas remboursés par l’Assurance maladie, alors que certaines mutuelles peuvent offrir une participation limitée.
Appel à une évaluation rigoureuse
Étant donné la vulnérabilité particulière des nouveau-nés, l’Académie appelle les autorités sanitaires à évaluer objectivement les pratiques d’ostéopathie viscérale et crânienne. Elle insiste sur la nécessité d’une surveillance des effets indésirables potentiels, indiquant qu’actuellement, aucun système de suivi n’est en place.
Réglementation en vigueur
Il est important de rappeler que le décret de mars 2007 interdit aux non-médecins de manipuler des nourrissons de moins de six mois, ainsi que d’effectuer des manipulations cervicales sans certificat médical. Pour l’instant, la Haute Autorité de santé conclut que les données scientifiques ne permettent pas de conforter l’ostéopathie pour les nourrissons comme pour les adultes.