Avec près de 57.000 habitants et de larges ressources, le Groenland est un territoire convoité par de nombreuses puissances. Les récents sondages révèlent une perception inquiétante des États-Unis parmi la population danoise.
Des déclarations alarmantes de Trump
Depuis que Donald Trump a repris le pouvoir aux États-Unis, ses déclarations jugées outrancières, suprémacistes et belliqueuses se multiplient. Parmi ses ambitions figure l’annexion du Groenland, qu’il considère comme nécessaire pour assurer la « sécurité économique » des États-Unis. Cette perspective ne fait pas l’unanimité, tant au Groenland qu’au Danemark, qui conserve la souveraineté de ce territoire depuis l’époque coloniale.
Les Danois face à une menace grandissante
Un sondage d’opinion réalisé fin janvier révèle que 46% des Danois perçoivent désormais les États-Unis comme « une très grande menace » ou « une assez grande menace » pour leur pays. Ce sentiment de menace dépasse même celui ressenti face à la Corée du Nord, craint par 44% des sondés, et à l’Iran, à 40%. La Russie reste, quant à elle, la plus redoutée, avec 86% des Danois la considérant comme une menace.
Le Groenland, un enjeu stratégique
Lors de cette enquête, 78% des répondants ont exprimé leur opposition à la vente du Groenland aux États-Unis, tandis que 72% estiment que la décision finale concernant le territoire devrait revenir à ses habitants, et non au Danemark. Le Groenland, riche en ressources telles que le pétrole, le gaz, et l’eau, reste au cœur des enjeux géopolitiques.
Un appel à l’unité européenne
Déjà en 2019, Trump avait tenté d’acheter le Groenland, qu’il voit comme une « nécessité absolue » pour les États-Unis. Cette semaine, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a entrepris une tournée à Berlin, Paris et Bruxelles pour mobiliser l’Europe en faveur de la défense du Groenland face aux menaces américaines, déclarant : « Tout le monde en Europe peut voir que désormais, la collaboration avec les États-Unis sera différente. »

