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Critiques littéraires de la semaine : Reverdy, Rodoreda, Carrère

par Sara
France

Cette semaine, nous vous proposons une sélection de critiques littéraires mettant en lumière les œuvres de Thomas B. Reverdy, Mercè Rodoreda et Emmanuel Carrère, illustrant la richesse de la littérature contemporaine.

Thomas B. Reverdy : un retour aux souvenirs

Découvrez notre sélection littéraire de la semaine.

Dans son dernier ouvrage, Thomas B. Reverdy évoque sa mère avec une sensibilité poignante, sans avoir recours à des éléments religieux ou fantomatiques. À l’approche de son cinquantième anniversaire, il se remémore une nuit passée dans le studio où elle s’exerçait en tant que danseuse. À travers des descriptions évocatrices, il fait revivre des souvenirs enfouis, tels que son premier fiancé ou les moments partagés au théâtre.

Reverdy, tout en interrogeant le sens de l’existence, élabore une réflexion sur la nature de la mémoire et de l’identité. Son écriture fluide et dansante permet au lecteur de ressentir la profondeur de ses émotions, tout en entrelaçant des thèmes de perte et de réminiscence.

Mercè Rodoreda : une plongée dans l’ennui barcelonais

Journalisée pour la première fois en français, *Le Jardin sur la mer* de Mercè Rodoreda, publié en 1967, dépeint la vacuité de la vie d’une élite barcelonaise pendant la guerre civile espagnole. À travers les yeux d’un narrateur contemplatif, le roman met en lumière le désespoir et l’oisiveté de riches vacanciers, dont les divertissements deviennent des miroirs de leur propre ennui.

Rodoreda abandonne ses personnages féminins à la recherche d’identité pour explorer des thèmes de superficialité et d’aliénation. Le jardin, métaphore centrale, devient un espace de rencontre tout en demeurant une barrière entre les personnages, illustrant la solitude au milieu de la compagnie.

Emmanuel Carrère : un voyage dans l’uchronie

Dans son œuvre *Uchronie*, initialement publiée en 1986 sous le titre *Le Détroit de Behring*, Emmanuel Carrère explore la manipulation de l’Histoire à travers le prisme de l’uchronie. En mettant en lumière un épisode historique où des abonnés de la *Grande Encyclopédie soviétique* doivent remplacer une entrée, il interroge la réécriture du passé et ses implications sur la mémoire collective.

La profondeur de ce texte résonne avec les préoccupations contemporaines sur la vérité, la désinformation et le complotisme. Carrère, en tant qu’écrivain visionnaire, parvient à tisser une critique pertinente de notre époque, tout en encourageant une réflexion profonde sur ce que signifie « raconter l’Histoire ».

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source:https://www.latribune.fr/la-tribune-dimanche/culture-et-tendances/livres/thomas-b-reverdy-merce-rodoreda-emmanuel-carrere-nos-critiques-litteraires-de-la-semaine-1020112.html

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