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En 1991, un événement tragique s’est produit à Castilleja de Guzmán, où une partie d’un dolmen, un monument préhistorique emblématique, a été détruite. Cet incident s’inscrit dans un contexte plus large de tensions entre développement urbain et protection du patrimoine culturel dans cette commune.
Antécédents de destruction patrimoniale
Castilleja de Guzmán a été la première localité à perdre ses compétences urbanistiques en 1996, devançant ainsi Marbella. Cette perte était due à l’approbation d’un plan partiel qui a entraîné une augmentation significative de la densité de construction, passant de 11,4 à 30,25 logements par hectare, ce qui a porté le nombre de logements de 300 à 800.
Les enjeux urbanistiques et archéologiques
Les difficultés rencontrées par la municipalité en matière de gestion urbaine sont nombreuses, accompagnées de revers judiciaires. Un projet controversé a émergé concernant le changement du Plan Partiel PP-04 relatif au dolmen de Montelirio, où des plans pour construire une urbanisation ont été proposés.
Des fouilles archéologiques préventives menées dans cette zone, découverte en 1998, ont mis au jour des vestiges allant de la Préhistoire à l’époque romaine. Cela a conduit à la désignation de la zone comme « Zone Archéologique » en 2010.
La destruction du dolmen en 1991
En 1989, les travaux d’une urbanisation sur la route Castilleja de Guzmán-Valencina avaient déjà mis en péril des structures dolméniques. Après une intervention d’urgence, dirigée par l’archéologue Isabel Santana Falcón, une seconde structure funéraire avait été identifiée. Cependant, le 27 janvier 1991, des travaux de démolition du tumulus ont été lancés sans préavis, malgré l’autorisation municipale, entraînant la destruction de précieuses structures archéologiques.
Seul le dépôt d’eau a été préservé, et les experts ont exprimé leurs inquiétudes sur le mépris des autorités pour le patrimoine culturel, soulignant qu’une telle destruction ne devrait pas être tolérée au nom d’une prospérité sociale douteuse.
Conséquences et réflexions
La destruction de ce dolmen est représentative des conflits entre le développement urbain et la préservation du patrimoine. Les débats sur la valeur de notre passé et la façon dont il devrait être respecté continuent de résonner dans cette région, soulignant l’importance d’une réflexion approfondie sur la manière de concilier progrès et protection des sites historiques.
