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Les tensions s’intensifient autour de l’envoi de troupes en Ukraine, suscitant des réactions de la part des dirigeants européens. Macron et Starmer, malgré les désaccords, avancent dans cette direction, tandis que d’autres pays appellent à la prudence.
Une approche franco-britannique controversée
Alors que la France et le Royaume-Uni poursuivent leurs efforts pour envoyer des troupes en Ukraine, plusieurs États, dont la Finlande, s’expriment contre cette initiative. Le président finlandais, Stubb, a rappelé que l’objectif principal des 31 pays impliqués devait être d’atteindre un cessez-le-feu, permettant ainsi de surveiller la situation à travers des solutions techniques et de préparer un accord de paix.
Des discussions militaires en cours
Malgré les préoccupations exprimées, Paris et Londres continuent d’intensifier leurs efforts. Cette semaine, un général français, Thierry Burkhard, et un amiral britannique, Tony Radakin, ont été envoyés à Kiev. Le président ukrainien, Zelensky, a salué les « progrès tangibles » et a discuté avec les chefs d’état-major concernant le déploiement d’un contingent de sécurité.
Les réunions militaires se tiendront désormais chaque semaine, alors que Zelensky estime qu’un mois suffira pour élaborer un plan. Toutefois, Stubb a appelé à rétablir le dialogue avec la Russie, une proposition rejetée par le Premier ministre britannique Starmer.
Les enjeux de la production d’armements
Le président Macron semble prêt à représenter l’Europe lors de futures négociations avec la Russie, mais souhaite d’abord évaluer les besoins des forces ukrainiennes. La France envisage d’installer des entreprises pour produire des munitions et des armements localement. Le ministre des Affaires étrangères, Barrot, a déclaré que Poutine « ne veut pas la paix », soulignant ainsi l’importance d’une approche militaire.
La stratégie de Paris, axée sur le réarmement, suscite des critiques de la part de certains alliés, qui estiment qu’un meilleur engagement diplomatique est nécessaire.
Réactions internationales et tensions croissantes
Stockholm a également demandé des clarifications à Paris, soulignant que l’envoi de troupes serait impossible sans le soutien des États-Unis. Stubb a réitéré que d’autres moyens de soutien à l’Ukraine sont envisageables, et que les troupes ne figurent pas actuellement à l’ordre du jour.
Les ministres de la Défense des pays « volontaires » se réuniront à Bruxelles jeudi prochain, alors que des frictions continuent de se développer. De plus, l’idée de la Première ministre italienne Meloni d’étendre l’article 5 de l’OTAN à l’Ukraine, sans que le pays en fasse partie, est à nouveau évoquée.
