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La décision du Président Donald Trump d’interrompre ses tarifs universels sur presque tous les pays pendant 90 jours a provoqué une onde de choc dans le monde des affaires et sur les marchés financiers. Malgré cette pause, la Chine reste fortement taxée : les responsables de la Maison Blanche ont confirmé que le taux effectif des tarifs américains sur les importations chinoises est désormais de 145 %.
Réactions variées du monde des affaires
Les réactions face à cette pause tarifaire ont été diverses. Le gestionnaire de fonds spéculatifs, Bill Ackman, a qualifié Trump de négociateur brillant, affirmant que cette décision était « typique de l’Art du Deal », bien qu’aucun accord concret n’ait été signé. En revanche, Spencer Hakimian, PDG de Tolou Capital Management, a qualifié les négociations commerciales de l’administration Trump de « spectacle de clowns ».
Fluctuations des marchés
Les marchés ont connu des fluctuations importantes suite à l’annonce. Mercredi, après l’annonce de la pause, l’indice Dow Jones a grimpé de près de 3 000 points, le S&P 500 a enregistré ses plus fortes hausses depuis 2008, et le Nasdaq a connu sa meilleure clôture depuis 2001. Cependant, la tendance s’est inversée jeudi, avec une chute de plus de 1 700 points du Dow en début d’après-midi, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq ont tous deux chuté de plus de 5 %.
Les avis des milliardaires sur la pause des tarifs
Ray Dalio, le fondateur de Bridgewater Associates, a réagi à la nouvelle de la pause des tarifs en soulignant la nécessité de politiques commerciales cohérentes et bien communiquées. Sur X (anciennement Twitter), il a écrit : « C’est un excellent moment pour tous de reconsidérer leurs approches ! Il existe de meilleures et de moins bonnes façons de gérer nos problèmes de dettes insoutenables et de déséquilibres. »
Bill Ackman a également salué la manière dont cette période de pause permettrait aux États-Unis de résoudre ses déséquilibres commerciaux. Il a déclaré sur X : « C’était brillamment exécuté… Typique de l’Art du Deal. » Il avait précédemment plaidé pour une pause tarifaire afin de permettre des négociations « sans une grande perturbation économique mondiale ».
Mark Cuban, homme d’affaires et personnalité de la télévision, a relayé une déclaration de l’économiste Paulo dos Santos disant que « les tarifs de Trump sont l’Ivermectine de la stratégie économique », une référence à un médicament controversé. Cuban, qui avait soutenu Kamala Harris lors de la campagne présidentielle précédente, avait exprimé son mécontentement concernant les tarifs de Trump, notant que « les élections ont des conséquences ».
Appels à la responsabilité et critiques
Richard Branson, co-fondateur du Virgin Group, a exhorté le président à « reconnaître l’énorme erreur » que représentaient ses tarifs. Après l’annonce de la pause, il a écrit sur X : « C’était un moment pour l’administration américaine d’accepter son erreur et de changer de cap. Ce retournement est un immense soulagement pour le monde entier. »
Kevin O’Leary, investisseur canadien et personnalité de la télévision, a critiqué les tarifs réciproques de 125 % imposés par Trump à la Chine, les qualifiant de « PAS ASSEZ ». Il a proposé de mettre en place des tarifs de 400 % sur la Chine pour défendre les entreprises américaines.
Déclarations des experts du secteur
David Sacks, ancien directeur des opérations de PayPal et actuel conseiller à la Maison Blanche, a qualifié les négociations tarifaires de victoire stratégique massive pour le président. Il a écrit sur X : « Trump a été justifié. La Chine est isolée, et le reste du monde se prépare à négocier de nouveaux accords commerciaux. »
Cliff Asness, co-fondateur d’AQR Capital Management, a répondu à l’éloge d’Ackman sur les tarifs, en indiquant que ces derniers ne résoudraient pas les problèmes économiques auxquels le pays est confronté.
Spencer Hakimian a exprimé son scepticisme face à la pause tarifaire, affirmant : « Rien n’a été accompli. Rien n’a changé, mais d’une manière ou d’une autre, nous avons gagné. » Il a également critiqué l’augmentation des tarifs sur la Chine à 145 %.