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Lors d’un rassemblement dans le Michigan, Donald Trump a prononcé un discours marqué par un ton triomphaliste et agressif pour célébrer les 100 premiers jours de son second mandat à la Maison Blanche. Malgré des sondages peu favorables, le président américain a présenté cette période comme la plus réussie de l’histoire des États-Unis, affirmant : « Nous ne faisons que commencer ».
Un discours engagé et offensif
Face à ses partisans dans la région des Grands Lacs, Donald Trump a défendu ses mesures protectionnistes ainsi que ses opérations d’expulsion d’immigrés en situation irrégulière. Fidèle à son style, il a critiqué sans retenue Joe Biden, qualifié de « l’endormi », les médias « menteurs », les juges « communistes », ainsi que les pays alliés qui, selon lui, « pillent davantage les États-Unis en matière commerciale que leurs adversaires ». Il a également pointé du doigt les opposants démocrates qu’il a qualifiés de « gauchistes cinglés », ainsi que Jerome Powell, président de la Réserve fédérale, qu’il accuse de ne pas bien faire son travail.
Le président a également attaqué l’idéologie dite « woke » et dénoncé l’utilisation des éoliennes, évoquant ainsi toutes ses cibles habituelles dans un discours rappelant ses interventions de campagne.

Une politique marquée par plus de 140 décrets
Depuis le début de son mandat, Donald Trump a signé plus de 140 décrets présidentiels, destinés à contrer ses adversaires politiques, à organiser des expulsions massives d’immigrés en situation irrégulière et à réduire la bureaucratie fédérale. Nombre de ces mesures ont cependant été bloquées par la justice.
Par ailleurs, il a bénéficié du soutien de son allié milliardaire Elon Musk dans sa volonté de démanteler certains aspects de l’administration fédérale.
Lors de l’événement, la foule a scandé « USA ! USA ! » alors qu’était diffusée une vidéo montrant des hommes menottés, entravés et se faisant raser la tête, illustrant la politique d’expulsions strictes du président.
Des propos qui rappellent sa campagne électorale
Donald Trump, âgé de 78 ans, a confié que « faire campagne » lui manquait, livrant un discours qui semblait tout droit sorti de ses allocutions en tant que candidat. Ce retour à un style combatif et polémique souligne son positionnement politique et sa communication très personnalisée.