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La Palestine, le Hamas et plusieurs pays arabes ont salué l’annonce du président français Emmanuel Macron concernant la reconnaissance officielle de l’État palestinien, prévue pour septembre prochain. Cette décision suscite un large soutien dans le monde arabe, tandis qu’Israël et les États-Unis dénoncent fermement cette initiative.
Réactions palestiniennes et arabes
Hussein al-Sheikh, vice-président palestinien, a qualifié cette démarche de « respect par la France du droit international » et de « soutien aux droits du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement de son État indépendant ».
La mouvance Hamas a décrit la décision de Macron comme « une avancée positive dans la reconnaissance de la justice palestinienne », appelant d’autres pays, notamment européens, à suivre cet exemple. Selon le Hamas, ces gestes internationaux constituent une pression politique et morale importante sur l’occupation israélienne.
Un « décision historique » saluée par l’Arabie Saoudite et la Jordanie
L’Arabie Saoudite considère cette initiative française comme un « décision historique » confirmant « le droit du peuple palestinien à la création de son État indépendant ». Le ministère des Affaires étrangères saoudien a invité les autres pays non encore engagés à adopter des démarches similaires en faveur de la paix au Moyen-Orient.
Par ailleurs, l’Arabie Saoudite co-préside avec la France un congrès international prévu fin juillet à New York sur l’avenir de l’État palestinien.
La Jordanie a également exprimé son soutien à la décision française, la qualifiant d’étape cruciale « pour contrer toute tentative de nier le droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination ».
Selon un communiqué officiel, cette initiative contribue à avancer vers une solution à deux États, clé pour mettre fin à l’occupation israélienne.
Forte opposition israélo-américaine
De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a vivement critiqué la démarche de la France, la qualifiant de « récompense au terrorisme » et un « danger existentiel pour Israël ». Il a déclaré que les Palestiniens ne souhaitent pas un État aux côtés d’Israël, mais plutôt à sa place.
Le vice-Premier ministre israélien Yariv Levin a dénoncé cette décision comme une « tache noire dans l’histoire française » et un soutien direct au terrorisme. Il a appelé à appliquer la souveraineté israélienne sur la Cisjordanie occupée depuis 1967.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a qualifié la décision de Macron « d’abandon face au terrorisme et de récompense au Hamas », affirmant que son pays ne permettra jamais l’établissement d’un État palestinien menaçant sa sécurité.
Aux États-Unis, le secrétaire d’État Marco Rubio a condamné fermement ce projet qu’il juge « imprudent », estimant qu’il profite au Hamas et entrave la paix dans la région.
Déclarations officielles françaises
Le président Emmanuel Macron a annoncé que la reconnaissance officielle de la Palestine aura lieu devant l’Assemblée générale des Nations unies en septembre. Cette démarche s’inscrit dans l’engagement historique de la France pour un « paix juste et durable au Moyen-Orient ».
Macron a souligné l’urgence de mettre fin au conflit à Gaza et de protéger les civils. Dans un message adressé au président palestinien Mahmoud Abbas, il a indiqué que la France souhaite apporter une contribution décisive à la paix régionale et mobiliser ses partenaires internationaux impliqués.