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Au départ, rien ne semblait alarmant pour Sarah Earhart, enseignante en maternelle de 40 ans résidant aux États-Unis. Une fatigue persistante, quelques sueurs nocturnes et un malaise général qu’elle attribuait au stress, au travail et à l’âge. Pourtant, en janvier 2025, elle a reçu un diagnostic lourd : un cancer du sein de type carcinome canalaire infiltrant, de grade 3, stade 2A.
Sarah a choisi de partager son expérience sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme Courageous at Heart, avec la volonté d’alerter d’autres femmes sur ces signes précoces souvent négligés. Son témoignage, relayé par plusieurs médias, éclaire sur des symptômes essentiels à ne jamais ignorer.
Les symptômes méconnus que Sarah a d’abord ignorés
L’histoire commence à l’été 2024, lorsque Sarah tombe malade à répétition : grippes, bronchites, pneumonies… Son système immunitaire semble fragilisé. Pour une institutrice entourée d’enfants, ces maladies fréquentes paraissent presque normales. Elle prend alors plusieurs traitements et continue son activité professionnelle.
Mais les symptômes s’accumulent et s’intensifient :
- Sueurs nocturnes incontrôlables : Sarah se réveille trempée, croyant à une préménopause.
- Épuisement profond : elle s’endort dès son retour à la maison, parfois avant même le dîner.
- Anomalies sanguines : un bilan révèle des globules rouges anormalement gros (macrocytose), sans explication médicale claire.
- Petite masse dans le sein droit : en novembre, elle détecte une boule de la taille d’un grain de raisin, ce qui lui fait consulter.
Après une biopsie en décembre, le diagnostic tombe en janvier : un carcinome canalaire infiltrant, le type de cancer du sein le plus fréquent.
Pourquoi ces symptômes doivent être pris au sérieux
Le carcinome canalaire infiltrant se développe dans les canaux galactophores avant de s’étendre aux tissus environnants. Il reste souvent silencieux au début, mais certains signes doivent alerter rapidement.
Selon les spécialistes, il faut surveiller :
- Une masse dans le sein ou l’aisselle
- Une douleur persistante dans le sein ou au niveau du mamelon
- Un mamelon rétracté
- Des rougeurs ou irritations cutanées sur le sein
- Un écoulement anormal hors période d’allaitement
- Une peau d’orange ou des modifications visibles de la peau
Ce qui frappe dans le cas de Sarah, c’est le caractère diffus et trompeur des signes : fatigue, sueurs nocturnes, maladies fréquentes. Des symptômes souvent associés à d’autres causes, et rarement à un cancer.
Son appel est clair : « Si j’avais écouté mon corps plus tôt, le diagnostic aurait peut-être été moins avancé. »
Les conseils cruciaux de Sarah aux femmes qui doutent
En cours de traitement, Sarah souhaite sensibiliser sans provoquer de panique, mais en insistant sur l’écoute de soi. Elle s’adresse particulièrement à celles qui prennent soin des autres sans s’accorder de temps pour elles-mêmes.
Voici ses recommandations :
- N’attendez pas un symptôme « évident » : un malaise général peut cacher une maladie grave.
- Ne minimisez aucun signe : fatigue inhabituelle, changements hormonaux, infections persistantes doivent attirer l’attention.
- Faites confiance à votre instinct : Sarah a su qu’elle devait approfondir ses symptômes, ce qui lui a sauvé la vie.
L’importance du dépistage du cancer du sein
Le dépistage n’est pas une formalité, mais une réelle opportunité. Une mammographie réalisée à temps peut détecter une tumeur bien avant qu’elle ne soit palpable ou visible.
Pour de nombreuses femmes, ce simple examen fait la différence entre un traitement précoce et un combat plus difficile. Dans le cas de Sarah, c’est l’autopalpation qui a permis la détection.
Les professionnels de santé recommandent donc, à partir de 50 ans, et parfois plus tôt en cas de facteurs de risque, un dépistage régulier. C’est le meilleur moyen de sauver des vies.