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    Evo Morales dénonce une élection illégitime en Bolivie

    Bolivie, France

    L’ancien président bolivien Evo Morales a dénoncé dimanche une élection Bolivie qu’il juge « sans légitimité », affirmant que le vote nul — qu’il a encouragé pendant la campagne — allait l’emporter, alors que près de huit millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour désigner le successeur de Luis Arce.

    Déclarations d’Evo Morales le jour du scrutin

    L’ancien chef de l’État, écarté du scrutin et visé par un mandat d’arrêt, s’est rendu voter dimanche dans son fief du Chapare, dans le centre du pays, où il vit retranché depuis octobre. Après son vote, il a déclaré : « Ce vote démontrera qu’il s’agit d’une élection sans légitimité ». Il a ajouté : « Pour la première fois dans l’histoire : s’il n’y a pas de fraude, le vote nul arrivera en tête ». Il a également regretté « une élection sans le peuple, une démocratie sans la Bolivie profonde ».

    Vêtu d’une chemise blanche et de sandales, Evo Morales était entouré de dizaines de partisans qui, se tenant par la main, formaient un cordon de sécurité autour de lui, a constaté l’AFP. Aucune présence policière n’était visible aux alentours, selon le même constat.

    Ses propos et sa présence soulignent la polarisation autour de ce scrutin et la place centrale qu’il occupe dans le débat public bolivien, même s’il est officiellement écarté de la compétition électorale.

    Contexte politique et candidats en tête de sondage

    Près de huit millions d’électeurs étaient convoqués dimanche pour élire le successeur de Luis Arce, qui ne se représente pas. Le pays traverse selon la présentation publique une grave crise économique, et les commentateurs ont relevé la possibilité d’un basculement politique après vingt ans de gouvernements socialistes.

    Parmi les huit candidats en lice, deux figures ressortent dans les sondages cités dans le texte : Samuel Doria Medina, décrit comme un millionnaire de centre‑droit âgé de 66 ans, et l’ancien président de droite Jorge Quiroga, 65 ans. Le scrutin doit également renouveler le parlement bicaméral.

    • Samuel Doria Medina, 66 ans, homme d’affaires et candidat de centre‑droit.
    • Jorge Quiroga, 65 ans, ancien président et candidat de droite.
    • Huit candidats au total sont en lice pour la présidentielle.

    Mandat d’arrêt et disqualification d’Evo Morales

    Le premier chef d’État bolivien d’origine indigène, au pouvoir de 2006 à 2019, fait l’objet d’un mandat d’arrêt dans une affaire de traite de mineure, qu’il conteste. Malgré son désir affiché de briguer un quatrième mandat, il a été disqualifié par la Cour constitutionnelle, laquelle a limité à deux les mandats présidentiels.

    Ces éléments juridiques expliquent en grande partie sa mise à l’écart du scrutin et la dynamique politique qui entoure la campagne et la journée de vote.

    Point sur le vote nul et implications immédiates

    Evo Morales a fait du vote nul un enjeu central de sa campagne non officielle, en invitant ses partisans à s’exprimer en ce sens le jour du scrutin. Selon ses déclarations publiques reproduites ci‑dessus, il estime que ce choix éléctoral pourrait l’emporter « pour la première fois dans l’histoire », si aucune fraude n’était constatée.

    Le recours au vote nul, encouragé par une personnalité politique de premier plan, illustre la défiance exprimée par une partie de l’électorat envers les institutions et la procédure électorale. Le scrutin et le renouvellement du parlement étaient suivis de près tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

    Déroulé observé le jour du scrutin

    Sur place, l’image d’Evo Morales votant entouré de partisans et sans présence policière visible a été relevée par l’AFP. Cet épisode illustre la singularité du contexte sécuritaire et politique dans certaines régions où l’ancien président conserve une implantation forte, comme le Chapare.

    La journée électorale devait se poursuivre avec le comptage des voix et l’annonce des résultats par les autorités compétentes, y compris pour le renouvellement du parlement bicaméral.

    Éléments factuels et prochaines étapes administratives

    Les faits rapportés sont les suivants : Evo Morales, écarté du scrutin et visé par un mandat d’arrêt, a voté dimanche au Chapare et a déclaré que l’élection était « sans légitimité » et que le vote nul l’emporterait. Près de huit millions d’électeurs votaient pour choisir le successeur de Luis Arce, et huit candidats étaient en lice, avec, selon le texte, Samuel Doria Medina et Jorge Quiroga en tête des sondages. Le scrutin devait également renouveler le parlement bicaméral.

    Les déclarations et la situation judiciaire d’Evo Morales constituent des éléments centraux à suivre pour la suite du processus électoral et pour la réception des résultats par les différentes forces politiques et sociales du pays.

    source:https://www.sudouest.fr/politique/presidentielle-en-bolivie-l-ancien-president-evo-morales-denonce-une-election-sans-legitimite-25586921.php

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