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Crise à la Fédération française de karaté : démission du président dans un contexte de scandale

by Sara
France

La Fédération française de karaté, démission, scandale, corruption : la fédération traverse une nouvelle crise après l’annonce, vendredi 29 août 2025, de la démission de son président Bruno Verfaillie, élu en décembre 2024 et en poste depuis moins d’un an.

Fédération française de karaté, démission, scandale, corruption : Bruno Verfaillie quitte la présidence

Bruno Verfaillie à Villebon-sur-Yvette le 30 novembre 2024
Bruno Verfaillie, président de la Fédération française de karaté, à Villebon‑sur‑Yvette (Essonne), le 30 novembre 2024.

Dans un communiqué publié vendredi, la fédération indique : « Bruno Verfaillie a fait le choix de mettre un terme à son mandat commencé en décembre 2024 ». Le conseil d’administration de la FFK « prend acte » de sa décision et précise que de nouvelles élections seront organisées « dans les trois prochains mois ».

Conflit interne et plainte collective

La démission intervient alors que l’instance est embourbée dans un conflit interne. En décembre 2024, treize personnes — licenciées et responsables actuels ou passés de la Fédération — avaient déposé une plainte contre X pour de « graves dysfonctionnements », évoquant notamment la corruption passive et le trafic d’influence passif. Parmi les plaignants figuraient des membres du conseil d’administration, des présidents de ligues régionales et un ancien trésorier.

Ces plaignants reprochaient à l’ancien président, Francis Didier, d’avoir utilisé les moyens de l’institution pour favoriser l’élection de Bruno Verfaillie. Le dossier a alimenté les tensions internes et les critiques sur la gouvernance de la fédération.

Accusations croisées et riposte

Le conflit a pris un tour inédit lorsque Francis Didier a, selon le quotidien L’Equipe, adressé une lettre à la commissaire aux comptes et au conseil d’administration dans laquelle il accuse à son tour Bruno Verfaillie d’avoir profité des moyens de la FFK.

Gilles Cherdieu, candidat malheureux à la présidence en décembre 2024, a exprimé son exaspération auprès de l’Agence France‑Presse : « Que de temps perdu ! Si l’avis du CNOSF [le Comité national olympique et sportif français] du 11 mars 2025 [appelant à de nouvelles élections] avait été suivi, nous n’en serions pas là, aujourd’hui. »

« C’est triste pour la FFK, les licenciés, nos disciplines. Attelons‑nous vite à de nouvelles élections, et, cette fois‑ci, loyales, pour renouveler la gouvernance et reconstruire sur des bases conformes à nos valeurs. Tournons vite cette page », a‑t‑il ajouté.

Gestion provisoire et prochaines étapes

En attendant l’élection d’un nouveau président, l’intérim sera assuré par le bureau exécutif sous la direction du secrétaire général de la FFK, Philippe Dherbécourt, a précisé la Fédération. L’organisation a fixé le cadre de la tenue d’un scrutin dans les trois mois suivant l’annonce de la démission.

La crise a placé la Fédération sous une pression accrue, entre procédures internes, plaintes externes et débats publics sur la transparence des élections fédérales. Des voix au sein du mouvement sportif avaient déjà appelé, en mars 2025, à une clarification et à un renouvellement de la gouvernance.

Sujets encore en suspens

Outre les accusations de corruption et de trafic d’influence, la FFK a été critiquée dans le passé pour son inaction face aux violences sexistes et sexuelles au sein de ses clubs, un sujet qui demeure évoqué par certains observateurs et acteurs du milieu. Ces éléments pèsent sur la période de transition à venir et sur la confiance des licenciés.

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source:https://www.lemonde.fr/sport/article/2025/08/30/le-president-de-la-federation-francaise-de-karate-demissionne-dans-un-contexte-de-plaintes-et-d-accusations_6637443_3242.html

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