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Otan en mer du Nord: Neptune Strike et démonstration de capacités

par charles
France

Des avions F-35 et F-18 en formation diamant, précédés d’un avion de surveillance E-2 Hawkeye, survolent un dispositif naval où l’OTAN affine ses démonstrations de capacités face à la Russie. En mer du Nord, Neptune Strike réunit treize nations sur trois mers et teste l’intégration des forces dans des scénarios d’aéronavale, de lutte anti-sous-marine et d’opérations amphibies. Le dispositif est mené autour du porte-avions américain USS Gerald R. Ford et de ses alliés, avec des destroyers et des frégates partenaires, illustrant l’étendue de la coopération alliée.

En mer du Nord, Neptune Strike réunit 13 nations de l’OTAN sur trois mers

L’exercice est piloté par l’OTAN et réunit des forces de treize pays sur trois mers différentes. Des destroyers américains et des frégates française et danoise escortent le porte-avions américain, le USS Gerald R. Ford. Des avions F-35 et F-18 évoluent en formation diamant, précédés par un avion de surveillance E-2 Hawkeye chargé de la surveillance et de la cohérence des mouvements.

« Pour la France, (l’objectif) est bien sûr de montrer sa solidarité avec l’ensemble des nations de l’Otan, mais également de pouvoir démontrer toutes ses capacités à pouvoir mener des opérations aéromaritimes », ajoute le capitaine Nicolas Simon, commandant de la frégate.

Simulation d’attaque aérienne, arraisonnement de navire, ou encore débarquement amphibie : l’exercice vise à démontrer la puissance de l’alliance face à une menace que les militaires se refusent à nommer clairement. Mardi, c’est une « équipe de visite » de la brigade de protection, fusils en main, qui est héliportée de la frégate française jusqu’à un destroyer américain afin d’en vérifier le pavillon et la cargaison.

Navires et avions lors de Neptune Strike en mer du Nord
Exercice Neptune Strike impliquant l’OTAN en mer du Nord

Drones et tensions dans la région: réactions et déclarations

Dans des développements connexes, des drones non identifiés ont survolé des sites militaires danois, y compris la base de Karup, suscitant des craintes sur une éventuelle implication russe. La Première ministre Mette Frederiksen a évoqué des « attaques hybrides » qui « pourraient se multiplier », affirmant que le Danemark rassurait ses alliés et renforçait ses capacités de détection et de neutralisation.

La Russie a clairement rejeté toute implication dans ces incidents, et Moscou a qualifié ces mouvements de provocation de « mise en scène ». Par ailleurs, un porte-parole norvégien a indiqué qu’au moins deux drones avaient survolé une zone sensible près d’une base et que l’enquête déterminera leur nature exacte, tout en précisant que l’affaire était traitée comme une observation de drones.

« Il s’agit probablement de drones, mais l’enquête permettra de déterminer de quoi il s’agissait exactement. Pour l’instant, nous traitons cette affaire comme une observation de drones », a expliqué Brynjar Stordal, porte-parole du quartier général interarmées norvégien. Le sommet européen prévu à Copenhague et l’offre suédoise d’apporter une technologie anti-drones ont été évoqués pour garantir le bon déroulement des travaux.

Du côté européen, Andrius Kubilius, commissaire européen à la Défense, a appelé à agir rapidement pour renforcer les défenses anti-drones et tirer les leçons du conflit en Ukraine. L’Allemagne envisagerait d’autoriser son armée à abattre des drones et l’Allemagne et la Suède ont des discussions sur des outils de détection et d’intervention. Cette convergence d’annonces met en lumière des priorités partagées, même si les capacités et les responsabilités diffèrent selon les pays.

Le rôle de la France et ses capacités dans Neptune Strike

La France participe à Neptune Strike avec la frégate Bretagne, capable d’assurer des missions de lutte anti-sous-marine et anti-aérienne. Pour la France, l’objectif est clairement de montrer sa solidarité avec l’ensemble des nations de l’Otan, mais aussi de démontrer ses capacités à mener des opérations aéromaritimes, selon le capitaine Nicolas Simon, commandant de la frégate, qui accompagne le porte-avions américain.

La frégate évolue aux côtés du porte-avions, signe concret de l’intégration des forces alliées dans l’opération. Mardi, une équipe de visite de la brigade de protection a été héliportée du navire jusqu’à un destroyer américain afin d’en vérifier le pavillon et la cargaison, une manœuvre destinée à démontrer la coordination et la rapidité d’intervention. L’image d’ensemble montre le convoi fileant en Mer du Nord, une démonstration conçue pour marquer les esprits et souligner l’engagement français aux côtés de l’alliance.

En somme, Neptune Strike s’inscrit dans une logique de démonstration et d’entraînement collectif, mettant en évidence la coopération opérationnelle entre les pays membres et les capacités françaises à opérer dans des contextes aéronavals complexes, tout en répondant à des tensions qui restent clairement non nommées publiquement par les militaires.

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