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Synonyme d’apéritifs au soleil et de longues soirées d’été, le rosé a conquis une place de choix sur les tables françaises. En 2022, une enquête comparative menée par une grande publication spécialisée a passé au crible une trentaine de rosés secs issus de quatre appellations majeures. Dégustés à l’aveugle par un jury d’experts, ces crus ont été notés sur la base de leur qualité gustative, de leur équilibre et de leur rapport qualité/prix. Tous ne méritent pas de trôner sur votre table cet été, malgré l’essor du rosé comme boisson estivale.
Les rosés de Bordeaux
Cette catégorie figure parmi les moins bien notées du banc d’essai. Bien que les bouteilles affichent en moyenne des prix attractifs autour de 5,71 €, les experts pointent des vins plats, peu expressifs et manquant de finesse. Seule exception notable, le Château Suau bio 2021, qui obtient une note de 13,5/20 grâce à une vinification biologique et à des arômes plus structurés. Les autres crus testés dans cette appellation peinent à convaincre.
Selon l’enquête, les rosés de Bordeaux affichent seulement environ 12 % de « bons résultats », un score insuffisant qui place cette catégorie en fin de classement. Le bon rapport qualité/prix ne suffit pas à compenser le manque de caractère perçu par les dégustateurs.
Les Côtes-de-Provence
Autre déception notable: les rosés issus de l’appellation Côtes-de-Provence, extrêmement populaires, se révèlent parmi les moins bien notés. Seulement 33 % des références testées ont obtenu de bonnes notes, avec des scores allant de 9 à 14,5/20.
Dans cette catégorie, le Château Cavalier 2020 sort du lot avec une note de 14,5/20 et un prix affiché à 7,60 €. Il est salué pour sa robe « litchi », sa fraîcheur et son profil « gourmand ». Cependant, la majorité des bouteilles de cette appellation affiche des résultats médiocres, ce qui soulève des questionnements sur la constance de la qualité.
C’est la catégorie la plus hétérogène, selon le jury, qui déplore un manque d’équilibre chez certains crus, une acidité trop marquée ou des arômes peu développés.
Des alternatives bien plus séduisantes
À l’inverse, Bandol et Tavel démontrent une meilleure constance avec respectivement 60 % et 80 % de bonnes notes. Le Bandol Hecht & Bannier 2020, à 15 €, obtient même la meilleure note du classement avec 15/20, tandis que le Tavel Les Hauts de Mélaine 2020, vendu autour de 6,70 €, est salué pour son excellent rapport qualité/prix.
Les experts soulignent le caractère solaire des Bandols et le profil gastronomique des Tavels, des qualités qui font largement défaut à bon nombre de Bordeaux et de Côtes-de-Provence testés.
Pour éviter les pièges du marketing, mieux vaut privilégier des références dont l’équilibre et la fraîcheur sont au rendez-vous et les servir bien frais, entre 8 et 14 °C, afin de révéler pleinement leurs arômes.
Le Rosé, « une vraie catastrophe pour le cœur et les artères »
Avant tout, l’abus d’alcool demeure dangereux pour la santé.
« D’après certaines études, les vins les plus néfastes pour l’organisme et le cœur seraient les vins rosés car riches en sulfites et en sucre », indique le nutritionniste Raphaël Gruman. En outre, selon le cardiologue Fabien Guez, le vin rosé multiplie par 10 le risque de palpitations et de tachycardie: « Ce vin est une vraie catastrophe pour le cœur et les artères, nous expliquait l’expert lors d’une précédente interview. Il est bourré de produits chimiques qui sont extrêmement nocifs ».