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Macron annonce le service militaire volontaire: ce qu’il faut savoir

par charles
France

Plusieurs reportages et communiqués se recoupent autour de l’annonce d’un service national volontaire et militaire en France. Emmanuel Macron a présenté un dispositif de dix mois, à déployer sur le territoire national, dont l’objectif est d’impliquer une jeunesse engagée et de doter la France de 50 000 volontaires par an d’ici 2035. Les premiers inscrits pourraient être 3 000 à l’été 2026, avec une rémunération minimale de 800 euros par mois, un hébergement et l’équipement fournis. Le dispositif sera mis en place progressivement et exclusivement sur le territoire national.

Jeunes soldats en formation près d'une caserne
Service militaire volontaire: image illustrative

Un service national volontaire et militaire annoncé

Le président a confirmé un dispositif de dix mois, sur le territoire national, avec un financement et un dispositif de rémunération. « Un nouveau service national va être institué, progressivement dès l’été prochain », a-t-il affirmé lors d’un déplacement auprès de la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne (BIM) de Varces, en Isère. Selon lui, « Le cœur sera les jeunes âgés de 18 et 19 ans », et l’objectif est de promouvoir l’engagement des jeunes, « notre jeunesse a soif d’engagement » et est « prête à se lever pour la patrie ».

« Les volontaires seront rémunérés 800 euros par mois minimum, hébergés, nourris et équipés », annonce l’Elysée, et le dispositif sera mis en œuvre « sur le territoire national ». Les chiffres avancés prévoient 3 000 volontaires à l’été 2026, puis 10 000 en 2030 et 50 000 par an en 2035.

Réactions locales et questions d’inclusion

À Castres, la présence des militaires rythme la vie locale et suscite des prises de position partagées. Nadège, femme de soldat, attend son mari en double-file et résume les valeurs associées: « La vie, le respect et défendre son pays ». Michel, ancien militaire, dépeint l’impact économique: « C’est une ville qui compte sur les militaires d’un point de vue économique. Lorsqu’ils ne sont pas là, elle vit au ralenti ». Le regard sceptique de Martial, 62 ans, illustre les réserves: « C’est le bar des militaires ici », et « Pourquoi le service militaire va revenir ». Son verdict: « Ça m’étonnerait quand même !, réagit Martial, incrédule. On n’a pas les moyens ! On a fermé toutes les casernes, il n’y a plus de matériel, il n’y a plus rien. Chirac a tout bouclé ! »

Pour Mickaël, ancien militaire, « c’est bien ce que dit Macron mais ça ne se fera jamais. Rouvrir des casernes ce serait trop cher, on ne trouverait personne pour les remplir… Tous les Castrais sont fiers d’avoir le 8e régiment ici mais quand vous regardez les jeunes qu’il y a là, c’est le fils du sergent, du capitaine, les gens des cités ne viennent pas les voir ». Et il conclut: « Si on attaque la France, je serai là, dit-il résolument. Même à 90 ans et en fauteuil roulant, je me mettrai à côté d’un pont, je prendrai mon fusil de chasse, et j’attendrai ».

À Morlaix et dans d’autres villes, des étudiants interrogés évoquent une attitude globalement favorable, y voyant une « opportunité » pour les jeunes, sans exclure les réserves liées au contexte international et à l’organisation pratique du dispositif.

Calendrier, coûts et implications territoriales

Au-delà des chiffres et des promesses, le contenu du programme interroge sur sa faisabilité et son coût à long terme. Le dispositif est présenté comme une étape vers plus d’engagement civique, mais des voix locales soulignent l’enjeu des ressources et des infrastructures: rouvre-t-on les casernes et, si oui, à quel coût et avec quelles garanties d’inclusion et d’efficacité ? Le débat se poursuit alors que le gouvernement précise les prochaines étapes et les modalités d’intégration des volontaires sur le territoire.

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