Alain Jamet, cofondateur historique du Front national, est mort, selon plusieurs publications françaises. Ancien parachutiste et figure clé de la scène politique locale, il avait participé à la création du parti en 1972 et en restait une référence pour certains militants. Sa disparition intervient après des années d’implication qui ont façonné le paysage politique d’extrême droite en France.
Parcours et rôle historique d’Alain Jamet
Né en 1934 à Bourges, Alain Jamet a mené une carrière variée avant d’engager le Front National. Parachutiste décoré en Algérie, il a participé à la fondation du Front National en 1972 avec Jean-Marie Le Pen et a contribué à l’implantation du mouvement dans l’Hérault, aux côtés de Jacques Bompard. Dans les années qui ont suivi, il a cumulé des mandats locaux et régionaux, notamment comme conseiller municipal à Montpellier de 1989 à 2001 et comme conseiller régional du Languedoc-Roussillon (1986-2010), où il présidait le groupe FN.

Décès et réactions
Selon l’AFP, relayé par des agences françaises reprises par le site Mesinfos, Alain Jamet fut l’une des figures historiques du FN, ayant occupé le poste de vice-président du parti de 2005 à 2014, avant de quitter cette fonction après le congrès de Lyon en 2014. Sa trajectoire a nourri le récit d’une longue implication dans le mouvement et ses évolutions au fil des décennies.
Selon Le Monde, le décès est perçu comme la disparition d’un pilier du mouvement, dont l’influence a accompagné certaines phases d’implantation et d’organisation du FN dans les années 70 et 80, et qui a continué à peser dans les débats internes au tournant du siècle.
