Lors du débat budgétaire sur 2026, le député Charles Rodwell, élu EPR des Yvelines, appelle à une réduction drastique de l’immigration et à une immigration choisie fondée sur le travail. Dans l’entretien accordé à Europe1-CNews, il déclare: « Pour sauver la France, pour sauver son école, pour sauver ses services publics, pour sauver son économie, nous n’avons pas d’autre choix que de réduire l’immigration. Et que de la réduire en adoptant une politique assez simple, celle de l’immigration choisie », a-t-il ajouté.
Réduction de l’immigration et immigration choisie
Selon ses partisans, l’objectif serait clair: «L’immigration réduite, l’immigration choisie fondée sur le travail pour répondre aux besoins des Français». Il rappelle aussi son bilan sur l’Europe et la défense et évoque un «virage idéologique» sur les questions sécuritaires et migratoires.

Sur la sécurité, il se dit favorable à «la révolution pénale» menée par Gérald Darmanin et affirme: «Il nous faut maintenant, c’est le deuxième point, une révolution sur notre politique migratoire».
Les déclarations du député insistent sur le cadre « immigration choisie, massivement réduite, fondée sur le travail pour répondre aux besoins des Français », et il affirme vouloir «assécher toutes les autres voies d’immigration» telles que l’immigration familiale ou le droit d’asile. Selon lui, son bilan reste favorable sur des axes économiques et européens.
Cette approche s’inscrit dans un contexte où le débat public sur le budget 2026 mobilise des positions contrastées, et où les chiffres du narcotrafic et de la sécurité alimentent des critiques et des soutiens sur la manière de traiter les flux migratoires.

Contexte politique et réactions
Dans le même temps, les proches du gouvernement évoquent un virage idéologique plus large sur les questions migratoires. Selon l’entourage, «C’est ce que Gabriel Attal a annoncé (…) la semaine dernière en opérant un virage idéologique bienvenu, fondamental sur ces questions-là, parce que ces questions, notamment la question migratoire, ne peuvent pas souffrir d’un en même temps.»
Les avis divergent sur la portée de ces propositions: les partisans de Rodwell estiment qu’une immigration réduite et choisie peut répondre aux besoins du pays, tandis que les critiques mettent en garde contre des risques pour les libertés et pour l’image de la France à l’échelle européenne. L’avenir politique de ce virage dépendra de l’évolution du budget et des réactions publiques.