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Laurent Duplomb veut réintroduire un insecticide nocif en France

Laurent Duplomb veut réintroduire un insecticide nocif en France

Par Lea 1 min de lecture

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France

Le sénateur Laurent Duplomb, élu Les Républicains de la Haute-Loire, a annoncé son intention de déposer une nouvelle proposition de loi agricole visant à réautoriser en France l’acétamipride, un pesticide de la famille des néonicotinoïdes réputé très toxique pour les pollinisateurs. Actuellement interdit dans le pays, il reste autorisé dans certains États membres de l’Union européenne jusqu’en 2033. L’annonce a été relayée par des médias spécialisés et l’on évoque une réintroduction encadrée.

Laurent Duplomb
Laurent Duplomb, éleveur laitier puis sénateur.

La perspective de réintroduire l’acétamipride s’inscrit dans un débat qui a déjà connu des revers juridiques. Le Conseil constitutionnel avait censuré la disposition la plus contestée de la précédente loi Duplomb, qui prévoyait une réintroduction du produit sous certaines conditions. Une pétition s’opposant au texte avait recueilli près de 2 millions de signatures.

Selon des spécialistes, l’acétamipride se décrit comme un neurotoxique du développement et est jugé comme un polluant des eaux. L’Agence européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) a également mis en évidence des risques sur le développement du système nerveux humain. Si l’usage agricole est interdit en France, l’Union européenne continue d’autoriser le produit jusqu’en 2033 et il est présent dans des produits importés.

Le soutien à la réintroduction provient notamment du secteur betteravier : selon Nicolas Rialland, directeur général de la CGB et proche de la FNSEA, les producteurs veulent disposer de la même boîte à outils que leurs voisins européens. Duplomb, qui fut directeur de la FNSEA à la Chambre d’agriculture de la Haute-Loire, propose d’intégrer dans le texte des dates précises et des données butoirs, de citer explicitement les filières concernées et de détailler les méthodes d’utilisation, tout en affirmant que le pesticide serait remplacé si une solution moins risquée existe.

La précédente loi, adoptée à l’été 2025 avec le soutien des macronistes, LR et de représentants de l’extrême droite, avait déclenché une large mobilisation. Des mesures relatives à des simplifications administratives pour les grands élevages et à la construction de certains ouvrages de stockage d’eau avaient été contestées, sans que le Conseil constitutionnel les censure.

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