Chacun possède un chronotype qui lui est propre : certains préfèrent se coucher et se lever tôt, tandis que d’autres sont davantage nocturnes. Si vous vous identifiez comme noctambule, les résultats d’une étude menée par l’Université de Groningue aux Pays-Bas pourraient vous inciter à réévaluer certaines habitudes. Cette étude, réalisée sur plus de 23 000 adultes pendant dix ans, met en évidence un lien entre les habitudes de sommeil et le déclin cognitif potentiel. Elle invite à réfléchir sur l’influence de notre rythme de sommeil sur la santé cérébrale à long terme.
Quand on se couche tard, on ne dort pas assez
Les chercheurs ont analysé les données de santé de 23 798 personnes âgées de 40 ans et plus, en croisant leurs habitudes de sommeil avec leurs performances cognitives sur une période de dix ans. Les résultats suggèrent que chaque heure supplémentaire de décalage vers un chronotype nocturne est associée à une baisse d’environ 0,80 point des scores cognitifs par décennie. Cette tendance concerne particulièrement les individus nocturnes qui présentent également un niveau d’éducation élevé.
Cette vulnérabilité pourrait s’expliquer par une discordance entre le rythme biologique naturel et les exigences sociales, comme des horaires de travail matinaux, entraînant un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité. De plus, les comportements souvent observés chez les noctambules, tels que le tabagisme, une consommation d’alcool plus élevée et une activité physique réduite, pourraient contribuer à ce risque accru.
Comment atténuer ces effets négatifs
Les chercheurs suggèrent plusieurs stratégies pour limiter les impacts potentiels sur le cerveau. Adopter des habitudes simples peut contribuer à améliorer la qualité du sommeil et, par ricochet, la santé cérébrale à long terme.
- Maintenir une routine de sommeil régulière : se coucher et se lever à des heures constantes favorise un sommeil de meilleure qualité.
- Limiter l’exposition à la lumière artificielle le soir : réduire l’utilisation des écrans avant le coucher aide à synchroniser l’horloge biologique.
- Pratiquer une activité physique régulière : l’exercice contribue à améliorer la qualité du sommeil et la santé cérébrale.
- Éviter les substances perturbant le sommeil : réduire la caféine, l’alcool et la nicotine, surtout en soirée.