En Occitanie, les manifestations agricoles se multiplient, notamment contre les mesures d’abattage en vigueur lorsque survient un cas de dermatose nodulaire contagieuse chez les animaux.
Vincent Labarthe, élu lotois et vice-président de la Région en charge de l’agriculture, relance le dossier et invite à envisager des alternatives qui seront soumises à la Ministre.
La réflexion du moment sera présentée à la Ministre de l’Agriculture pour avis et éventuelle adaptation du protocole.
Alors que des collectifs paysans reprennent la rue, Labarthe rappelle avoir participé à une cellule de dialogue scientifique mise en place par la Ministre juste avant Noël. Après plusieurs jours de travaux, les experts réunis avaient exprimé leur soutien au maintien des mesures d’abattage, telles qu’établies par les autorités, en cas de détection d’un cas dans un élevage. Face à la colère montante, l’élu convoque ce jeudi soir une partie de la cellule, en présence des présidents des chambres d’agriculture des territoires concernés. La réunion vise à ouvrir une réflexion partagée sur des voies alternatives.
Une nouvelle réflexion sera ainsi envoyée à la Ministre de l’Agriculture. Selon Labarthe, la Ministre n’a pas modifié sa position mais a demandé aux scientifiques, notamment au CIRAD, de revenir sur le sujet pour rechercher des garanties et faire évoluer le protocole. Il affirme vouloir reprendre le travail sur l’abattage ciblé après vaccination et préparer la sortie des animaux des bâtiments afin d’anticiper les mouvements de troupeaux. Le vice‑président estime que les scientifiques peuvent être réinterrogés et qu’une autre voie est envisageable. La première réunion, qui n’inclura pas les chercheurs, se tiendra ce jeudi soir avec les présidents des chambres d’agriculture de l’Ariège, de la Haute‑Garonne et du Tarn‑et‑Garonne, ainsi que le président du groupement de défense sanitaire régional. Le fruit de ces échanges sera transmis à la Ministre.