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Cauchemars fréquents et mortalité prématurée : que disent les recherches
Des recherches présentées au congrès de l European Academy of Neurology (EAN) montrent qu’avoir des cauchemars hebdomadaires est associé à un risque trois fois plus élevé de mourir avant l’âge de 70 ans, comparé à ceux qui en font rarement ou jamais. Autre élément marquant : les cauchemars apparaissent comme un indicateur plus fiable de mortalité prématurée que des facteurs bien connus comme le tabagisme, l’obésité, une alimentation déséquilibrée ou le manque d’activité physique.
Cauchemars et stress, un lien très étroit
Si les cauchemars à haute fréquence nuisent à notre santé, c’est parce qu’ils altèrent la qualité du sommeil, entravant ses fonctions réparatrices pendant la nuit. Lorsque ces troubles du sommeil s’associent à un stress chronique, ils peuvent accélérer significativement le vieillissement des cellules.
« Notre cerveau endormi ne peut pas distinguer les rêves de la réalité. C’est pourquoi les cauchemars nous réveillent souvent en sueur, à bout de souffle et le cœur battant la chamade, car notre réaction de combat ou de fuite est déclenchée. Cette réaction de stress peut être encore plus intense que tout ce que nous ressentons à l’état de veille », a déclaré le Dr Otaiku, expert de l’Institut de recherche sur la démence au Royaume‑Uni et de l’ Imperial College de Londres.
« Les cauchemars entraînent des augmentations prolongées du taux de cortisol, une hormone du stress étroitement liée à un vieillissement cellulaire plus rapide. Chez les personnes qui font fréquemment des cauchemars, ce stress accumulé peut avoir un impact significatif sur le processus de vieillissement », ajoute le spécialiste.
Comment dormir de façon plus sereine ?
La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de réduire la fréquence des cauchemars. Cela passe par des mesures d’hygiène du sommeil et de gestion du stress qui régulent l’organisme et favorisent une nuit réparatrice.
- Pratiques de relaxation: méditation, exercices de respiration et techniques de gestion du stress.
- Activité physique régulière et promenades en nature pour favoriser un sommeil profond.
- Établir un rituel de coucher doux, à l’écart des écrans, avec une lumière tamisée et une lecture légère.
- Si nécessaire, consulter un médecin qui pourra évaluer un traitement adapté contre l’anxiété ou d’autres troubles du sommeil.