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OMS : décès confirmé du virus Nipah au Bangladesh

OMS : décès confirmé du virus Nipah au Bangladesh

Par Sara 2 min de lecture 1 source Bangladesh, Inde, Chine, pays d’Asie du Sud-Est

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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé le décès d’une personne au Bangladesh après une infection au virus Nipah, tout en estimant que le risque d’une propagation internationale reste faible. L’annonce intervient quelques jours après la confirmation de cas en Inde voisine, ce qui a relancé la vigilance sanitaire dans la région.

Détails du cas confirmé

Selon l’OMS, le cas confirmé concerne une femme âgée de 40 à 50 ans résidant dans le district de Naogaon. Elle a présenté de la fièvre et des symptômes neurologiques dès le 21 janvier et a été hospitalisée le 28 janvier, date à laquelle des prélèvements pharyngés et des tests sanguins ont été réalisés.

Les analyses en laboratoire ont confirmé l’infection par le virus Nipah le lendemain. Le point focal national des Règlements sanitaires internationaux (RSI) pour le Bangladesh a officiellement notifié l’OMS le 3 février 2026.

Trente-cinq personnes ayant été en contact avec la malade ont été testées à ce jour, sans détection de nouveaux cas. La patiente n’avait pas d’antécédent de voyage récent, mais avait consommé de la sève de palmier crue peu avant l’apparition des symptômes.

Contexte régional et réactions

Cette confirmation survient environ une semaine après l’identification de deux cas dans l’État du West Bengal, à l’est de l’Inde. Ces événements ont incité plusieurs pays voisins, notamment en Asie du Sud-Est et en Chine, à renforcer les contrôles sanitaires dans les aéroports et les points d’entrée.

Cependant, l’OMS n’a pas recommandé de restrictions de voyage ou de commerce sur la base des informations disponibles. L’organisation juge le risque global pour la santé publique comme faible aux niveaux national, régional et mondial.

Caractéristiques du virus Nipah et prévention

Le virus Nipah est connu pour provoquer des infections sévères chez l’humain, avec un taux de létalité élevé rapporté entre 40 % et 75 % selon les épisodes. À ce jour, il n’existe pas de médicament ni de vaccin autorisé spécifiquement contre cette infection.

Au Bangladesh, environ 348 cas ont été recensés depuis 2001, et près de la moitié d’entre eux étaient associées à la consommation de sève de palmier crue. Les épisodes surviennent de façon saisonnière, principalement entre décembre et avril, période correspondant à la récolte et à la consommation de cette sève.

Les autorités locales ont accru la surveillance et le dépistage, et des mesures de prévention sont mises en place dans les établissements de santé. Le directeur général de l’OMS a rappelé que le Nipah reste une « maladie rare mais grave » et a souligné l’importance de tenir le public informé des gestes protecteurs.

Mesures recommandées

  • Renforcer la surveillance des cas suspects et le traçage des contacts.
  • Éviter la consommation de sève de palmier non pasteurisée.
  • Mettre en œuvre des mesures de prévention et de contrôle dans les services de santé.
  • Informer la population sur les symptômes et les comportements à risque.

Les autorités sanitaires continuent de suivre la situation de près et de coordonner les tests et la communication pour limiter tout risque de propagation.

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