La surveillance française liée au foyer d’hantavirus Andes entre dans une nouvelle étape. Les 22 cas contacts identifiés parmi les passagers de vols internationaux empruntés par une Néerlandaise contaminée doivent sortir d’isolement samedi 6 juin, après des tests négatifs. La passagère française infectée reste, elle, en réanimation dans un état stable.
Cette évolution ne signifie pas que le virus disparaît du suivi sanitaire : elle distingue les contacts testés négatifs, les passagers encore isolés après leur présence à bord du MV Hondius et les cas confirmés qui relèvent de protocoles hospitaliers plus stricts.
Le calendrier immédiat du suivi sanitaire
Le ministère de la Santé a confirmé jeudi à RMC que les 22 cas contacts présents sur des vols internationaux avaient tous été testés négatifs. Leur retour à domicile doit se faire avec les agences régionales de santé.
| Personnes concernées | Situation indiquée | Prochain repère |
|---|---|---|
| 22 cas contacts liés aux vols internationaux | Tests négatifs | Fin d’isolement annoncée samedi 6 juin |
| Quatre passagers français du MV Hondius | Isolement toujours en cours | Fin de période annoncée le 21 juin |
| Une passagère française contaminée | Hospitalisation en réanimation, état stable | Suivi médical hospitalier |
Un risque encadré, pas une alerte généralisée
Le point publié par le Gouvernement français rappelle que les autorités sanitaires ont identifié un cas confirmé et 22 cas contacts dans le cadre du foyer associé au MV Hondius, et que le risque est jugé faible en population générale et modéré pour les croisiéristes.
L’intérêt du suivi tient à la souche Andes : l’Inserm précise qu’il s’agit de la seule souche d’hantavirus connue pour pouvoir se transmettre d’une personne à l’autre, même si ce mode de transmission reste marginal par rapport à l’exposition indirecte aux rongeurs infectés. Le CDC formule la même limite : la transmission interhumaine du virus Andes concerne surtout des contacts rapprochés avec une personne malade.
Quels signaux doivent rester surveillés ?
Les autorités françaises ont mis en place l’isolement et le suivi pour détecter rapidement l’apparition éventuelle de symptômes. Pour le syndrome pulmonaire à hantavirus, le CDC décrit des symptômes précoces possibles comme fatigue, fièvre et douleurs musculaires, puis, dans une phase plus tardive, toux et essoufflement.
En cas de symptômes ou d’exposition identifiée, la conduite sûre reste de contacter les autorités sanitaires ou un professionnel de santé, sans chercher à s’autodiagnostiquer. Les informations disponibles ne justifient ni panique ni relâchement des consignes données aux personnes suivies.
Pourquoi les critères hospitaliers sont plus exigeants
L’Espagne a, le même jour, détaillé des critères de sortie pour les cas confirmés d’hantavirus Andes : récupération clinique, au moins trois jours sans symptômes compatibles et deux tests PCR négatifs sur urine et prélèvement oropharyngé, espacés d’au moins 48 heures.
Ce protocole distingue la sortie d’hôpital des simples fins de surveillance de contacts. Les autorités espagnoles soulignent aussi qu’une PCR sanguine peut rester positive après la récupération clinique, ce qui explique le choix de critères combinant état clinique et prélèvements liés à une possible élimination du virus.
