Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la France a enregistré en 2025 plus de décès que de naissances, selon l’Insee qui publie ses chiffres le 13 janvier. L’année a comptabilisé 645 000 naissances et 651 000 décès, un écart qui confirme un déficit naturel et pointe vers un vieillissement accru de la population. Le constat ne se résume pas à des chiffres: il s’accompagne d’un appel à des solutions structurelles. « L’Europe ne fait plus d’enfants, elle vieillit. Elle a besoin de migrants pour le renouvellement de la vie. C’est devenu une question de survie », a rappelé le pape François lors d’une visite en Belgique en septembre 2024, et il a ajouté que les migrants doivent être, « accueillis, protégés, promus et intégrés ». Sur le plan politique, Emmanuel Macron avait annoncé en 2024 un grand « réarmement démographique », mais les défis demeurent et il faut conjuguer logement, modes de garde et égalité salariale pour relever le défi.

En 2025, la France connaît un déficit naturel, premier depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale
Selon l’Insee, le solde naturel s’est nettement négativisé en 2025: 645 000 naissances contre 651 000 décès. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les décès surpassent les naissances, reflétant un vieillissement accéléré et une fécondité qui ne parvient pas à maintenir le niveau nécessaire au renouvellement de la population.
Le phénomène est souvent discuté au sein d’un ensemble de facteurs: démographie, économie, habitat et garde des enfants. Si l’immigration contribue à maintenir une légère dynamique démographique, les responsables politiques sont appelés à intensifier les efforts pour soutenir les familles et les carrières, notamment par le logement, la garde et l’égalité salariale. Le pape François, citant l’idée que l’Europe a besoin de migrants pour le renouvellement de la vie, appelle aussi à l’accueil et à l’intégration des migrants comme socle de cette stratégie.
Le gouvernement a déjà évoqué en 2024 un « réarmement démographique », mais les analystes soulignent la nécessité d’un package global et coordonné pour enrayer la dégradation du renouvellement intergénérationnel. Il convient de continuer à suivre les évolutions dans les années à venir et d’évaluer les effets des mesures publiques sur l’offre de services et le coût de la vie.
Des réponses publiques et locales face au défi démographique
Dans le secteur public, les débats portent sur des axes similaires: soutenir les familles, améliorer les conditions d’accueil des jeunes enfants et favoriser l’accès au logement et à l’emploi, tout en préservant l’équilibre budgétaire. Par ailleurs, dans une commune décrite dans les sources, Fabien Thévenoux a présenté, lors des vœux, une liste de projets destinés à renforcer le cadre de vie, sans alourdir la fiscalité.
Les projets évoqués portent sur la modernisation du patrimoine et la revalorisation des équipements: la transformation du parc des expositions, des diagnostics immobiliers et mobiliers pour l’église et le musée Charles-Louis Philippe, et la réhabilitation du cimetière avec des efforts de végétalisation et de sécurité. Le maire a aussi annoncé l’acquisition d’une grange et la réfection du bâtiment pour accueillir une salle d’activités, ainsi que la conversion de l’ancienne boucherie en salon de coiffure.
Autres priorités: la végétalisation de la cour d’école, le renforcement des services publics essentiels comme l’eau et la santé, et le déploiement d’un dispositif de vidéoprotection en lien avec la gendarmerie. Sur le front technique, une étude sur la fibre optique est programmée en 2026 et des démarches sont engagées pour attirer un médecin, tout en prévoyant des permanences pour aider les habitants à accéder à une couverture maladie à tarifs négociés. Enfin, la mutuelle communale poursuit ses permanences pour accompagner les habitants.