La mobilisation des agriculteurs se poursuit à Toulouse avec des tracteurs délogés du centre-ville par les forces de l’ordre et un blocage de l’accès sud de l’agglomération. Des véhicules agricoles ont pénétré brièvement dans le centre mardi soir avant d’être délogés. Des témoins sur place décrivent une tension croissante et un barrage filtrant installé près de l’aéroport de Toulouse-Blagnac.
En début de matinée, une dizaine de tracteurs appartenant à la Coordination rurale du Gers filtraient la circulation sur un rond-point menant à l’aéroport. Des représentants du mouvement critiquent le manque de réponse du gouvernement et évoquent des événements récents à Paris, tout en déplorant le traitement qui leur est réservé à Toulouse. Le groupement rappelle que la mobilisation doit se poursuivre tant que les demandes restent sans réponse.
Un autre groupe a bloqué l’autoroute A64 près du périphérique, en déversant des pneus et de la paille et en interrompant fortement la circulation. La préfecture a averti que ce barrage devait être levé sans délai pour des raisons de sécurité, estimant qu’un accident avait été provoqué par la manifestation. Mardi soir, une quinzaine de tracteurs entrés dans le centre de Toulouse se sont positionnés près de la préfecture avant de quitter les lieux sous pression des forces de l’ordre.
Le préfet de la Haute-Garonne et de la région Occitanie avait pris mardi un arrêté interdisant la manifestation revendicative prévue le mercredi 14 janvier 2026 dans Toulouse et ses environs, ainsi que la circulation de tracteurs et d’engins agricoles sur les grands axes. Les porte-parole de la Coordination rurale du Gers se félicitent de mesures qui permettent, selon eux, d’assurer la sécurité tout en maintenant une certaine agitation sur le terrain. Après une courte halte dans le centre-ville, un cortège a été conduit vers un parking périphérique.
Mardi, au sud de Toulouse, le barrage emblématique de Carbonne sur l’A64 a été levé sous la pression des forces de l’ordre, après plus d’un mois d’occupation. La mobilisation se poursuit malgré les ordres et les interdictions, et les agriculteurs réaffirment leur détermination à rester mobilisés tant que leurs demandes ne seront pas entendues.